POLITIQUE

 Les jeux sont maintenant faits dans Louis-Hébert

Les électeurs avaient jusqu'à 20 h pour choisir un nouveau député.

02/10/2017 20:45 EDT | Actualisé 02/10/2017 20:45 EDT
Newzulu

Les jeux sont maintenant faits dans Louis-Hébert, où les électeurs avaient jusqu'à 20 h pour choisir un nouveau député.

Le nouvel élu remplacera Sam Hamad, qui avait démissionné en avril dernier et qui représentait Louis-Hébert depuis 2003, avec de confortables majorités.

La circonscription de la banlieue de Québec, véritable forteresse libérale, compte quelque 45 000 électeurs.

En 2014, Sam Hamad avait obtenu 49 pour cent du vote, soit pratiquement le double du candidat de la Coalition avenir Québec (CSQ) qui avait récolté seulement 26 pour cent d'appui. Le Parti québécois (PQ) suivait avec 18 pour cent et Québec solidaire fermait la marche avec un maigre 5 pour cent.

Ces derniers mois, les sondages d'opinion indiquaient cependant une remontée des intentions de vote envers la CAQ, particulièrement dans la région de Québec.

Depuis le début de la campagne électorale, le chef de la CAQ, François Legault, se disait confiant de l'emporter dans Louis-Hébert.

Pas moins de 10 candidats se faisaient la lutte, les plus susceptibles de l'emporter étant Ihssane El Ghernati (PLQ), Geneviève Guilbault (CAQ) ou Normand Beauregard (PQ).

Il est impossible de dire dans quelle mesure le faux départ de ce scrutin complémentaire a pu influencer l'humeur des électeurs.

Rarement a-t-on vu une élection complémentaire connaître un départ aussi rocambolesque. Dès l'annonce de sa candidature, le libéral Éric Tétrault, ex-président de Manufacturiers et exportateurs du Québec, a dû défendre ses liens avec l'ex-entrepreneur en construction condamné pour fraude Lino Zambito, Alfonso Gagliano et l'ancien maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille. Il a aussi eu à se défendre d'être parachuté dans la circonscription.

Le 6 septembre, coup de théâtre, deux des candidats les plus en vue, ceux ayant le plus de chance d'être élu le 2 octobre, le libéral Éric Tétrault et le caquiste Normand Sauvageau sont forcés de démissionner, chacun ayant fait l'objet dans le passé d'allégations de harcèlement psychologique au travail.

M. Tétrault est remplacé au pied levé par Ihssane El Ghernati, une proche collaboratrice de Sam Hamad pendant des années, tandis que la CAQ jette son dévolu sur Geneviève Guilbault, porte-parole du Bureau du coroner, aujourd'hui enceinte de 27 semaines et déjà pressentie pour représenter la CAQ dans un autre comté de la capitale en 2018.

Le PLQ et la CAQ, qui étaient engagés dans une lutte sans merci, proposaient tous deux de s'attaquer au problème de la congestion routière dans le secteur, surtout à la tête des ponts. La candidate caquiste disait vouloir élargir la route 138 pour améliorer la fluidité de la circulation. La candidate libérale a promis entre autres d'améliorer les déplacements dans l'axe des autoroutes Duplessis et Félix-Leclerc, où il y a des développements commerciaux.

Le candidat péquiste a plutôt identifié la santé comme étant un enjeu majeur. Le quart de la population de la circonscription de Louis-Hébert est âgé de plus de 60 ans.

L'usine de peinture Anacolor, qui continue d'indisposer les citoyens avec ses émanations polluantes, a aussi beaucoup fait jaser durant la campagne électorale. Les candidats préconisaient le déménagement de l'entreprise et suggéraient qu'elle s'établisse dans un parc industriel.

La CAQ compte présentement 20 députés à l'Assemblée nationale, dont trois dans la grande région de Québec, tandis que le PLQ en compte 68, et s'est imposé dans la majorité des circonscriptions de la capitale.