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Attaque à Edmonton: pas de poursuite à ce stade pour terrorisme

L'auteur de l'attaque au couteau et à la voiture-bélier est poursuivi pour tentatives de meurtre.

02/10/2017 16:04 EDT | Actualisé 02/10/2017 16:04 EDT
Candace Elliott / Reuters

Le réfugié somalien, auteur de l'attaque au couteau et à la voiture-bélier à Edmonton, dans l'ouest du Canada dans la nuit de samedi, n'est plus à ce stade poursuivi pour "terrorisme" mais uniquement de tentatives de meurtre, a annoncé lundi la police.

"Quand Abdulahi Hasan Sharif a été interpellé, il l'a été pour des chefs d'inculpation de terrorisme", mais ces motifs ont pour l'instant été abandonnés, a indiqué Stacey Talbot de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale).

"Une enquête pour terrorisme est complexe et vaste (...), cette enquête est toujours en cours et cela nous prendra du temps", a-t-elle ajouté en assurant que "si cela se justifie, d'autres accusations seront engagées".

Abdulahi Hasan Sharif, un réfugié somalien de 30 ans, doit comparaître mardi devant le tribunal d'Edmonton où lui seront formellement notifiés 11 chefs d'inculpation dont cinq tentatives de meurtre, possession d'armes, violences aggravées et conduite dangereuse.

Dimanche, le Premier ministre Justin Trudeau avait parlé d'"un attentat terroriste" et la police avait motivé ses poursuites pour "acte de terrorisme" par la découverte d'un drapeau du groupe Etat islamique et du mode opératoire, soit un véhicule utilisé comme arme comme cela s'est passé dans de nombreuses villes européennes ces derniers mois.

Le suspect a renversé avec sa voiture un policier, avant de lui asséner des coups de couteau, puis a, quelques heures plus tard, heurté quatre piétons avec un autre véhicule alors qu'il était pris en chasse par la police.

Abdulahi Hasan Sharif est "sous le statut de réfugié" au Canada, a indiqué Stacey Talbot, corrigeant l'annonce la veille de ses services que le suspect était toujours en cours de demande d'asile.

Il serait arrivé en 2012 au Canada et son permis de travail aurait expiré le 31 mai dernier, selon le réseau de télévision Global News.

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