POLITIQUE

Le premier ministre Philippe Couillard condamne la violence en Catalogne

Il n'a toutefois pas mentionné ceux qui en étaient les responsables.

01/10/2017 13:29 EDT | Actualisé 01/10/2017 13:31 EDT
Stephane Mahe / Reuters

Les politiciens québécois ont condamné le recours à la violence par la police espagnole pour tenter d'empêcher le déroulement normal du référendum sur l'indépendance de la Catalogne.

Les forces de l'ordre espagnoles sont intervenus avec force à maintes reprises pour perturber la consultation populaire. Selon le gouvernement catalan, 465 personnes avaient été blessées, dont certaines auraient subi des blessures graves

Le premier ministre Philippe Couillard et le chef de la Coalition avenir Québec François Legault se sont toutefois montrés prudents dans leurs commentaires.

Réagissant sur son compte Twitter, M. Couillard a transmis un micromessage disant que le gouvernement québécois «suivait la situation du Québec». Il a aussi déclaré que «le Québec condamne toute forme de violence» sans mentionner ceux qui en étaient les responsables. Il prône «le dialogue entre les parties».

François Legault a condamné nommément l'Espagne. Par voie de communiqué, il a déclaré que son parti «déplore l'utilisation de la force et de la répression par l'État espagnol». Le chef caquiste semble toutefois rejeter d'avance toute déclaration d'indépendance unilatérale que pourrait lancer le gouvernement catalan lorsqu'il dit «qu'il ne paraît pas souhaitable que des actions précipitées et irréversibles soient prises».

Tout comme le premier ministre, M. Legault a lancé un appel au dialogue, disant espérer que «les gouvernements de Madrid et de Barcelone pourront s'entendre pour qu'une consultation se tienne dans un contexte permettant une issue claire et ordonnée, dont les résultats pourront être reconnus par tous».

Le chef du Parti québécois Jean-François Lisée a préféré saluer «le peuple catalan qui se tient debout devant l'indigne et honteuse violence de l'État espagnol».

Le gouvernement fédéral lui aussi fait preuve de prudence en condamnant la violence sans pointer quiconque du doigt. Adams Austen, l'attaché de presse de la ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, a déclaré que «(même si) la question de la Catalogne est un enjeu interne pour l'Espagne, le bilan de violence sur le terrain aujourd'hui est inquiétant». Dans une déclaration écrite transmise par courriel, il a ajouté que «nous espèrons qu'une solution sera trouvée dans le respect, dans la primauté de la règle de droit à travers un dialogue pacifique».

Référendum en Catalogne: heurts entre policiers et manifestants