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CSeries: piquets symboliques d'Unifor devant plusieurs usines de l'aérospatiale

Ce n'est pas seulement Bombardier, mais toute l'industrie aéronautique québécoise qui est frappée par la décision du département américain du Commerce.

29/09/2017 15:10 EDT | Actualisé 29/09/2017 15:10 EDT
Unifor

Des piquets symboliques sont érigés, vendredi, par des syndiqués d'Unifor dans plusieurs entreprises de l'industrie aérospatiale au Québec.

Les membres d'Unifor, affilié à la FTQ au Québec, veulent ainsi faire comprendre que ce n'est pas seulement Bombardier, mais toute l'industrie aéronautique québécoise qui est frappée par la décision du département américain du Commerce d'imposer des droits compensatoires de 220 pour cent sur les avions de la CSeries vendus aux États-Unis.

Les piquets seront symboliques; ils n'entraîneront donc aucun ralentissement de travail. Les travailleurs participeront à l'action collective pendant leur pause repas, a expliqué au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne Serge Dupont, adjoint au directeur québécois d'Unifor. «On le fait de façon pacifique.»

«L'information est canalisée tout le temps vers Bombardier, mais nous, ce qu'on veut démontrer, c'est que le protectionnisme américain de Donald Trump fait mal à l'industrie de l'aérospatiale au Québec, en ce qui a trait à tous les sous-traitants de la CSeries et également le motoriste de la CSeries», a expliqué M. Dupont.

Les sites touchés sont les usines Pratt & Whitney à Longueuil, Saint-Hubert et Mirabel, de même que le Centre de finition de Bombardier de Saint-Laurent, à Montréal.

«Ça a un impact outre que Bombardier. On parle de Pratt & Whitney, d'Avior, de Héroux-Devtek. Nous, ce qu'on dit, c'est que demain matin, si on n'a pas Bombardier comme chef de file de l'aéronautique, c'est évident qu'on va souffrir au niveau de notre population active de travailleurs», a souligné M. Dupont.

Ces piquets font partie d'une campagne plus large qu'entendent mener les syndiqués d'Unifor pour faire pression sur le gouvernement fédéral, sur l'administration américaine, et pour sensibiliser le public, les maires des municipalités concernées et tous les travailleurs à l'importance de l'industrie aérospatiale, qui compte 40 000 emplois au Québec.

Une semaine de lobby est notamment prévue à la semaine du 15 octobre à Ottawa.

«On appuie le gouvernement provincial, qui a mis des sommes, un investissement au niveau de la CSeries. Nous, on ne laissera pas tomber le morceau», a prévenu M. Dupont.

Unifor représente 5000 travailleurs de l'aérospatiale. Ce grand syndicat affilié à la FTQ compte 52 000 membres au Québec et 315 000 au Canada.

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