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Tout ce qu’il faut savoir sur «Danser pour gagner»

Julie Snyder et son équipe voient grand pour la version québécoise de «America's Best Dance Crew».

27/09/2017 15:03 EDT | Actualisé 27/09/2017 15:31 EDT

Les célibataires d'Occupation double n'ont même pas commencé à se faire les yeux doux que, déjà, V annonce une deuxième collaboration d'envergure avec Julie Snyder, qui produira à titre personnel Danser pour gagner, adaptation québécoise de America's Best Dance Crew.

Parce que V aime la formule de «chérir une marque, la déployer et la faire grandir», cette nouvelle émission à haute teneur en adrénaline sera présentée à raison de cinq fois par semaine, dans un gala de 90 minutes en direct et quatre quotidiennes de 30 minutes, à la façon d'Occupation double, dès la fin janvier 2018. Des dérivés web et des rediffusions à MusiquePlus sont en outre prévus.

Le titre Danser pour gagner en dit long sur le concept : 10 équipes s'affronteront dans une compétition de danse urbaine. Du lundi au jeudi, on suivra les participants dans la préparation de leurs défis, dans leurs répétitions, dans les coulisses de leurs prestations. Ils se feront ensuite valoir dans leur grand spectacle hebdomadaire.

Le public votera pour ses favoris, et les deux troupes qui auront obtenu le moins de points se mesureront dans un dernier duel, qui sera noté par les juges. Un groupe sera ainsi évincé chaque semaine. Le grand prix qui couronnera l'aventure n'a pas encore été décidé, mais il pourrait s'agir d'un spectacle majeur à grand déploiement, dans une salle prestigieuse. On peut présentement s'inscrire pour prendre part au concours au noovo.ca.

«On veut mettre en vedette de vrais danseurs, de tous les horizons, de tous les styles, des gens qui ont déjà des carrières. Des vrais artistes qui n'ont pas de vitrine», a dépeint Julie Snyder.

C'est Olivier Dion qui animera la soirée d'élimination, et Julie Ringuette – qui est justement candidate, cet automne, aux Dieux de la danse, à Radio-Canada, avec son amoureux Pascal Morissette – sera notre guide en coulisses. V se défend bien de vouloir rejoindre particulièrement les «milléniaux» avec Danser pour gagner, arguant que les téléspectateurs de tous les âges seront fascinés par les prouesses acrobatiques et les stepettes des danseurs.

«Danser pour gagner»

Voici d'autres informations à savoir sur Danser pour gagner.

  • Même si la danse a présentement la cote à la télévision par les temps qui courent, V cherchait surtout, depuis longtemps, un concept d'émission mettant de l'avant le «dépassement de soi».

  • Après la Chine, le Québec est le deuxième marché où sera adaptée America's Best Dance Crew, qui a déjà connu 8 saisons chez les Américains. Il n'a fallu à Julie Snyder que quelques jours de négociations avec Warner, détenteur du format, pour parvenir à une entente, laquelle a été scellée vendredi dernier. V n'a pas perdu de temps et a annoncé sa nouvelle prise lundi.

  • Nicolas Bégin sera le directeur artistique de Danser pour gagner. Entre autre faits d'armes, cette sommité du monde de la danse a été élue «danseur favori du Canada» lors de la deuxième saison de So You Think You Can Dance, en 2009. Il a participé ensuite à America's Best Dance Crew, à Los Angeles, en 2010; son équipe, la seule provenant du Canada à y participer, s'était rendue en finale de la cinquième saison. Il a, entre autres, dansé dans les films Step Up 5, Make Your Move et Sur le rythme. Chorégraphe et directeur artistique de la compagnie de danse PNT, il a mis sur pied l'une des plus grandes compétitions de danse au Canada, Hit the Floor.

  • Pour faire partie du jury, Julie Snyder a recruté une autre très grosse pointure dans le domaine : Kim Gingras, considérée comme l'une des meilleures danseuses de sa génération. En 2009, la jeune femme se taillait une place dans le top 8 de So You Think You Can Dance Canada. On l'a aussi vue dans X Factor, Ellen DeGeneres, American Idol et Dancing with the Stars. Elle a reçu le prix Soba de la meilleure artiste de danse, en 2008, et fait même partie de la troupe de danseurs qui accompagne Beyonce en tournée (elle pourrait même devoir refuser des engagements auprès de la diva américaine pour pouvoir honorer son contrat à Danser pour gagner). Au fil du temps, elle s'est notamment trémoussée, sur scène, auprès de Christina Aguilera, Nicole Scherzinger, Jennifer Lopez, Nicki Minaj, 50 Cent, Gwen Stephani, One Republic, Pitbull, Robin Thicke, Jason Derulo, Ne Yo, David Guetta, Nick Jonas, Ke$ha, Megan Trainor et Pharell Williams. Kim Gingras a par ailleurs collaboré avec Ubisoft à l'élaboration du jeu vidéo sur Michael Jackson.

  • Avec Kim Gingras, deux autres juges seront en charge de la destinée des participants de Danser pour gagner. On saura bientôt de qui il s'agit. Ces personnes ne doivent pas à tout prix évoluer dans le milieu de la danse, mais «avoir un intérêt est un atout», a-t-on spécifié. Il devrait également y avoir des invités à chaque épisode de 90 minutes, mais des décisions restent à prendre à ce niveau.

  • Julie Snyder produit Danser pour gagner à titre personnel, par le biais d'une compagnie qui porte son nom. Productions J n'a donc rien à voir dans le projet. Pourquoi? «C'est compliqué», a réitéré à plusieurs reprises la principale intéressée devant les journalistes, lundi. On déduit donc que c'est pour des raisons fiscales - puisque l'entreprise Productions J est toujours privée de crédits d'impôts pour la production télévisée - que Danser pour gagner sera fignolée par une autre boîte. «Productions J Télé est vraiment en reconstruction, a expliqué Julie Snyder. En fait, le vrai mot, c'est restructuration. C'était plus simple que, moi, je reparte une nouvelle compagnie, qui ne relève que de moi et non de Productions J. Ma situation actuelle fait que je ne peux pas élaborer davantage.» La femme d'affaires a souligné que la division disques de Productions J est toujours active, en blaguant toutefois que cette portion n'est pas particulièrement lucrative, dans le contexte actuel.

  • Le nom officiel de l'émission est bien Danser pour gagner, mais on devrait retrouver le préfixe «Julie Snyder présente» quelque part dans le logo du titre. Car, aux États-Unis, le titre exact de l'originale est Randy Jackson Presents... America's Best Dance Crew. «Ça sonne bien, Julie Snyder Presents...», a rigolé la productrice avec un faux accent anglophone.

  • Les troupes recherchées par l'équipe de Danser pour gagner doivent compter entre 5 et 7 danseurs de 13 ans et plus, capables de relever des défis chaque semaine. La formule se fonde sur la danse urbaine, mais cette expression inclut plusieurs genres, et tous les styles seront acceptés en auditions. «Si tu es un bon danseur, tu es un bon danseur», a plaidé Julie Snyder, qui suit présentement des cours de ballet, un mardi sur deux. On acceptera les groupes du Québec, mais ceux d'ailleurs aussi.

  • L'endroit d'où sera diffusé le gala hebdomadaire n'a pas encore été déterminé, mais il devra s'agir d'un studio très vaste, où les équipes auront l'espace nécessaire pour s'exercer, et où on pourra accueillir du public.

  • Une grande importance sera accordée au décor du gala hebdomadaire. «Je veux qu'on aille vers l'art actuel. Je ne veux pas qu'on ait toujours le même décor en télé. J'invite mon équipe à aller voir KM3, à se promener à l'Arsenal, à aller voir des Marc Dulude, des sculpteurs», a révélé Julie Snyder, dévoilant ainsi un côté d'elle qu'on connaît moins. «Je veux amener quelque chose de visuellement différent. Est-ce qu'on va réussir? Je ne sais pas, mais c'est vraiment mon objectif. Je ne suis plus capable de voir toujours le même genre de décor! Je veux vraiment, vraiment qu'on aille ailleurs. Je veux qu'on se renouvelle visuellement, et tant mieux si ça permet une vitrine pour les artistes d'arts visuels à travers ça.»