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Bombardier pourrait recevoir de mauvaises nouvelles ce mardi

Cela pourrait affecter ses divisions de trains et d'aviation.

26/09/2017 10:53 EDT | Actualisé 26/09/2017 10:57 EDT
AFP/Getty Images

Bombardier pourrait recevoir de bien mauvaises nouvelles, mardi, qui pourraient affecter ses divisions de trains et d'aviation.

La première salve pourrait venir d'Europe, où plusieurs médias rapportent que le gouvernement français s'est prononcé en faveur du regroupement entre le fabricant français de matériel roulant Alstom et son concurrent allemand Siemens.

Citant diverses sources au courant des négociations, le Financial Times avançait qu'une transaction pourrait être annoncée aussi tôt que mardi.

Alstom a reconnu vendredi dernier être en discussion avec son rival au sujet d'une possible fusion. Bombardier est aussi soupçonnée d'avoir eu des pourparlers avec Siemens.

L'industrie ferroviaire traverse une période de consolidation afin de pouvoir rivaliser avec CRRC, le constructeur chinois soutenu par l'État, qui accroît ses parts de marché mondiales. Une alliance entre Alstom et Siemens sur le Vieux-Continent pourrait porter un dur coup à Bombardier Transport, dont le siège social se trouve à Berlin, en Allemagne.

La seconde tuile pourrait venir de Washington, lorsque le département du Commerce annoncera sa décision sur l'imposition de droits compensatoires temporaires sur les ventes d'avions de la Série C.

Plusieurs s'attendent à ce que l'administration Trump appuie la requête de Boeing. Toutefois, aucune compensation ne sera versée tant que Bombardier n'aura pas livré le premier avion à la compagnie aérienne Delta l'an prochain.

Une décision préliminaire antidumping devrait être annoncée le 5 octobre, mais elle pourrait être reportée. Le département va rendre sa décision finale sur les droits compensatoires avant que la Commission du commerce international des États-Unis ne présente son rapport final sur la détermination du préjudice.

Bombardier a bon espoir que la commission "va en arriver à la bonne conclusion".

Le processus pourrait durer des mois pendant lesquels les droits compensatoires salés vont miner les efforts de Bombardier pour vendre ses avions de la Série C directement aux compagnies aériennes américaines.