DIVERTISSEMENT

Une première rétrospective sur Charles Binamé à la Cinémathèque québécoise

Riche d’une carrière diversifiée, le réalisateur québécois a touché à presque tous les genres.

25/09/2017 14:08 EDT | Actualisé 25/09/2017 14:13 EDT
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Depuis le 21 septembre, la Cinémathèque québécoise consacre une rétrospective à Charles Binamé. Riche d'une carrière diversifiée, le réalisateur québécois a touché à presque tous les styles et les genres allant de la fresque historique (Séraphin: un homme et son péché) au drame sportif (Maurice Richard) en passant par le polar (Le piège américain) et le huis clos psychologique (La chanson de l'éléphant).

Soyons rassurés. Charles Binamé n'en a pas fini avec le cinéma, mais l'homme de 68 ans voit dans la première rétrospective qui lui est consacrée l'occasion de porter un regard critique sur son travail de cinéaste. «Durant 45 ans de réalisation, j'ai rassemblé un nombre impressionnant de documents d'archives que j'ai offert à la Cinémathèque. Je vois tout cela comme une sorte de bilan sur mes projets qui ont souvent nécessité beaucoup de recherches», a-t-il raconté en entrevue.

Aucun retour nostalgique donc pour un réalisateur dont le 7e art continue d'être la grande passion de sa vie. «Je vais assister à chaque projection et revoir plusieurs de mes films que je n'ai pas vus depuis un certain nombre d'années. Je vais le faire sans aucun regret, mais plutôt avec une belle curiosité sur un chapitre de ma vie.»

Cinéaste libre

Jusqu'au 2 octobre, le cycle intitulé Charles Binamé: au-delà de l'image, revient sur les œuvres phares des années 1990 à 2000, incluant les premières expérimentations. Ce n'est pas tout, puisque la Cinémathèque a ajouté au programme des séries télévisées, des documentaires, des vidéos et des films publicitaires. «Je n'ai jamais vraiment compartimenté les différentes facettes de mon métier. Je travaille toujours de la même façon, qu'importent les budgets ou les propositions.»

Libre, le réalisateur se penche en ce moment sur une mise en scène de Carmen à l'Opéra de Montréal pour la saison 2019. «Un gros os à ronger», précise-t-il. En ce qui concerne le cinéma, il se dit maintenant prêt à tourner son prochain scénario. «Il faut être patient, tempère-t-il. On n'est pas tout seul dans cette industrie, alors en attendant, je fais autre chose comme de l'opéra ou de la télévision.»

En marge de la rétrospective, la Cinémathèque propose également une exposition sur les méthodes de travail du réalisateur. Organisé tel un parcours graphique sur sa démarche créatrice, l'ensemble est constitué de dessins, carnets de notes, affiches, photographies, scénarios annotés, extraits vidéos et scénarimages.

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