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«Tout le monde en parle»: quelques moments croustillants

Voici ce qui a retenu l'attention dimanche soir...

25/09/2017 08:07 EDT | Actualisé 25/09/2017 08:23 EDT
Radio-Canada

L'humour de Christian Bégin, la franchise d'Émilie Perreault, la tendresse de papa de Luc Picard, les exploits américains de Jean-Marc Vallée... Voici quelques moments croustillants qui ont retenu notre attention à Tout le monde en parle, cette semaine, alors que la populaire émission entamait dimanche sa 14e saison à Radio-Canada.

Du «vino à messe»

L'imitation de Christian Bégin à Curieux Bégin offerte par Marc Labrèche passera probablement plus à l'histoire que l'animation de Christian Bégin elle-même. Labrèche a remis ça à Info, sexe et mensonges à ARTV, vendredi dernier, en parodiant à nouveau Bégin, cette fois à Y'a du monde à messe. Son concept? Christian Bégin qui interviewe... Christian Bégin, dans une fausse émission intitulée Y'a du vino à messe. On a diffusé l'extrait à Tout le monde en parle, dimanche, et le principal intéressé a été bon joueur en réagissant avec humour. «Bien sûr que je me reconnais! Je dois dire la première chose que j'ai dite quand il m'a parodié pour la première fois dans Curieux Bégin : j'ai appelé des amis et j'ai dit : si je suis comme ça pour vrai, tuez-moi quelqu'un!», a lancé Christian Bégin en riant.

«Mais je sais que je suis comme ça. Chez Marc, il y a cet amour inconditionnel de me magnifier, de m'exagérer à la puissance mille. Mais je sais que je suis comme ça, qu'il y a une partie de moi qui est comme ça. Quand je disais qu'il y a un monstre en chacun de nous, moi, il s'exprime peut-être comme ça, je ne sais pas!»

Plus tard, dans l'entrevue express «C'est quoi le lien?», Christian Bégin a admis avoir en commun avec Donald Trump d'avoir «déjà dit des niaiseries», avoir déjà voulu être religieux et avoir séjourné en communauté de frères maristes - même s'il se dit aujourd'hui «athée total et convaincu» -, et avoir conservé de bonnes relations avec la plupart de ses ex-conjointes. Il a également parlé de son fils. «C'est ma relation la plus longue, la plus vraie, 25 ans. Je n'ai jamais eu ça avec personne. C'est une relation qui a souffert de plein de choses, qui a souffert de moi aussi, à plusieurs égards, mais c'est probablement la relation la plus importante dans ma vie, qui s'est le mieux développée, et qui s'appuie sur les choses les plus vraies. C'est probablement ma relation la plus vraie!»

Guy A, «pas super facile»?

Quand Guy A.Lepage a demandé à la chroniqueuse culturelle de Puisqu'il faut se lever, au 98,5, Émilie Perreault, quels artistes sont les plus difficiles à interviewer, celle-ci a été très franche. «T'es pas super facile, Guy!», a-t-elle répondu à Guy A.Lepage, avec un petit rire taquin. La jeune femme a alors remémoré le souvenir d'une entrevue que Guy A. lui avait accordé avec le groupe les Porn Flakes, dans le cadre du Festival de Blues. Alors jeune journaliste culturelle à TQS, Émilie Perreault tenait à jaser de blues, contexte oblige, mais pas ses invités, apparemment, qui étaient semble-t-il un peu dissipés.

Puis, la communicatrice a aussi raconté que, lors d'un entretien à la télévision en direct avec Denise Filiatrault, alors que le Festival Juste pour rire s'apprêtait à rendre hommage à Dominique Michel, elle avait demandé à la directrice du Théâtre du Rideau Vert si ça faisait longtemps qu'elle était montée sur une scène, sous-entendant qu'elle était sur le point de le faire.

«Non, moi je ne vais pas sur scène», a tranché froidement Denise Filiatrault. Émilie Perreault a compris quelques instants plus tard que la présence de Denise Filiatrault sur les planches pour son amie Dominique Michel était une surprise...

Papa poule

Aux mauvaises langues qui prétendraient que Luc Picard a engagé son fils, Henri, par favoritisme pour jouer dans son dernier film, Les rois mongols, lequel vient de prendre l'affiche – et que Guy A.Lepage a décrit comme «un croisement entre un Conte pour tous et Les Ordres, de Michel Brault» -, sachez que le comédien et cinéaste a d'abord refusé que sa progéniture passe l'audition pour le rôle. «Je n'avais pas peur qu'il me fasse honte du tout, a expliqué Luc Picard. Il voulait passer l'audition. À partir du moment où mon fils va passer une audition pour moi, j'ai besoin d'ouvrir la porte au fait qu'il va peut-être être rejeté. Ce n'est pas évident .Ma façon de le faire, c'était de lui dire : «Henri, tu n'es pas ce que je cherche». C'était un peu un jeu. J'ai dit ça pour avoir la possibilité de le rejeter sans le blesser.»

Et comment s'est déroulée la collaboration professionnelle entre papa et fiston sur le plateau de tournage?

«Ça doit ressembler à quand tu es coach de hockey et que ton gars joue dans l'équipe. Ce qu'on s'est dit, moi et lui, c'est : «Tu ne dois pas abuser du fait que je suis ton père, et je ne dois pas abuser du fait que tu es mon fils». Ça va des deux bords. Il y a quelques petites fois où il s'est permis des familiarités avec moi qu'il n'aurait pas avec un autre réalisateur, mais moi aussi, quelques fois, je me suis permis d'être plus dur avec lui qu'avec les trois autres, parce qu'il sait que je l'aime. Une affaire drôle d'Henri, c'est que sur le plateau, à un moment donné, pour la première fois de sa vie, il m'a appelé «Luc». J'ai trouvé ça brillant! Et le soir, quand on revenait en char, c'était p'pa

D'ailleurs, plus tard dans la rencontre, Luc Picard a avoué que, s'il pouvait commettre le «crime parfait», ce serait de garder son fils jeune. Le garçon a 16 ans.

«C'est sûr que, des fois, on a le goût de le mettre à pause...»

La vie après les Emmy

La série Big Little Lies, de Jean-Marc Vallée, a raflé huit trophées à la soirée des Emmy, la semaine dernière. Belle occasion de questionner le réputé cinéaste sur sa vie de réalisateur adulé aux États-Unis.

«J'ai pris ma place et je l'aime bien, je dois l'avouer. On m'a bien accueilli. Je me sens respecté, je me sens aimé, je me sens apprécié», a mentionné Vallée à propos de sa carrière américaine, lui qui vit pourtant toujours à Montréal et fignole même le montage de ses films chez nous.

L'actrice Nicole Kidman, qu'il a dirigée dans Big Little Lies, a affirmé, en allant chercher son trophée, dimanche dernier, que Jean-Marc Vallée a «imprégné la série avec sa passion et son talent artistique.»

«Je dois être facile à travailler aussi, même si je pense que j'ai des moments, a reconnu Vallée. J'aime les acteurs. J'aime ce que je fais. Là, j'avais cinq actrices incroyables avec qui j'avais à jouer...»

Jean-Marc Vallée a avancé qu'il ne gère que «très peu» d'egos de vedettes sur ses plateaux, soutenant que ce sont davantage les producteurs qui doivent assumer cette tâche ingrate, loin des caméras. Il a fait rêver Luc Picard et Christian Bégin en détaillant que, pour Big Little Lies, il avait eu droit à 91 jours de tournage pour sept épisodes, et qu'il filmait environ quatre pages de textes par jour. En comparaison, l'équipe de District 31 enregistre 39 pages de textes par jour, et celle de Trauma en défilait de 22 à 24 par jour. Sept millions de téléspectateurs ont regardé Big Little Lies, sur HBO.

Celui qui effectue le montage de ses longs-métrages, mais qui, depuis Café de Flore, utilise toujours un pseudonyme à cet égard au générique, parce que «ça attire l'attention sur autre chose, sur le fait que tu en fais beaucoup» – pour Big Litte Lies, c'était Jim Vega -, reconsidère sa décision de ne pas faire de suite à Big Little Lies. Jean-Marc Vallée, qui a fait la une du prestigieux magazine Variety avec Reese Witherspoon, au moment de la promotion de la fiction américaine, est présentement en post-production d'une série avec Amy Adams.

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