POLITIQUE

Les jeunes libéraux se rangent du côté d'Uber

Ils critiquent les «restrictions sévères» imposées par le gouvernement Couillard.

22/09/2017 17:04 EDT | Actualisé 22/09/2017 17:04 EDT
Nisian Hughes via Getty Images

QUÉBEC – L'aile jeunesse libérale se range du côté d'Uber. Elle craint de voir la multinationale quitter la province en raison des nouvelles « restrictions sévères » imposées par le gouvernement Couillard.

Québec a annoncé que le projet-pilote d'Uber serait prolongé tout en resserrant certains critères. Les nouveaux « partenaires-chauffeurs » devront suivre une formation obligatoire de 35h et se soumettre à un processus de vérification des antécédents judiciaires.

Uber Québec a répliqué que ces changements « mettent en péril » leur capacité de continuer à opérer dans la province. « Nos équipes étudieront les changements demandés, mais nous pouvons déjà affirmer qu'à première vue nos opérations au Québec sont fortement menacées », a précisé le porte-parole Jean-Christophe de le Rue.

« On ne peut pas exiger les mêmes règles pour un étudiant qui décide de faire du Uber et un chauffeur de taxi qui en fait une carrière », soutient Stéphane Stril, président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, en entrevue téléphonique.

« C'est quoi la prochaine étape? Si on demande à Uber de s'adapter de cette façon-là, il y a toutes sortes de compagnies en économie de partage collaborative qui existent et on va leur demander de satisfaire des contraintes aussi sévères? C'est ça qui nous inquiète. »

M. Stril se défend toutefois de vouloir laisser toute la latitude possible aux nouvelles compagnies technologiques qui voudraient s'établir au Québec.

« Il faut qu'il y ait des règles aussi, c'est certain, dit-il. Ce n'est pas un free for all au Québec, on n'est pas dans la jungle. » Il ne pense pas cependant que les critères devraient être les mêmes pour les nouvelles technologies et les industries plus traditionnelles.

Les jeunes libéraux invitent le ministre des Transports, Laurent Lessard, et les différents acteurs à « retourner à la planche à dessin pour trouver une solution équitable pour tous qui saura démontrer l'ouverture du Québec à l'innovation ».