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«Yves Francoeur est une honte pour notre profession», affirme Robert Pigeon

M. Pigeon aurait bloqué une enquête policière visant le ministre Jean-Marc Fournier et l'ex-ministre Raymond Bachand à l'époque où il était enquêteur à la SQ.

20/09/2017 16:01 EDT | Actualisé 20/09/2017 16:03 EDT
THE CANADIAN PRESS

Le directeur du service de police de Québec, Robert Pigeon, affirme qu'Yves Francoeur, le président de la Fraternité des policiers de Montréal, "est une honte pour (la) profession" de policier.

M. Pigeon a lancé une charge vitriolique contre le syndicaliste en rejetant catégoriquement les allégations de ce dernier à son endroit, lors d'une conférence de presse, mercredi, à Québec.

Yves Francoeur a soutenu dans une déclaration écrite à la Sûreté du Québec (SQ) que M. Pigeon aurait bloqué une enquête policière visant le ministre Jean-Marc Fournier et l'ex-ministre Raymond Bachand à l'époque où il était enquêteur à la SQ.

Dans la déclaration dont le Journal de Montréal a obtenu copie, il reproche aussi à M. Pigeon d'avoir soulevé l'ire des procureurs de la commission Charbonneau en agissant de la même manière lorsqu'il était directeur des enquêtes à la commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction.

En conférence de presse, mercredi à Québec, Robert Pigeon a affirmé qu'il était "complètement impossible" qu'il ait pu influencer l'enquête policière puisque celle-ci était secrète et menée par une équipe avec laquelle il n'avait aucun lien hiérarchique ni aucun contact.

Du côté de la commission Charbonneau, il a fait valoir que ce n'était pas lui qui avait décortiqué la preuve touchant l'enquête en question, mais bien une employée civile. Il a aussi mis en exergue les déclarations du procureur en chef de la commission, Denis Gallant, et de la procureure en chef adjointe, Sonia LeBel, qui ont tous deux démenti les allégations de M. Francoeur.

Robert Pigeon a reproché à Yves Francoeur son manque de rigueur et s'est dit extrêmement préoccupé par le fait que ses allégations portent atteinte au lien de confiance entre les citoyens de Québec et leur corps policier et au lien de confiance entre lui et ses employés.