POLITIQUE

Les résidents des CHSLD auront un 2e bain par semaine

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé un investissement de 36 millions de $.

20/09/2017 15:24 EDT | Actualisé 20/09/2017 16:06 EDT
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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé un investissement de 36 millions de $ pour bonifier la qualité des soins d'hygiène dans les Centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD).

Cet investissement permettra de donner un deuxième bain par semaine aux 40 000 résidents des CHSLD du Québec.

Pour pouvoir faire cela, 600 préposés à temps plein devront être embauchés, a fait savoir M. Barrette.

Cette mesure était attendue depuis longtemps, rappelle le Parti québécois.

«Pendant deux ans, j'ai réclamé ce deuxième bain sans arrêt, a affirmé le chef du PQ, Jean-François Lisée. M. Barrette s'est levé pour dire que ce n'était pas médicalement nécessaire, que c'était une mauvaise idée de le permettre.»

«Aujourd'hui, la seule raison pourquoi il le permet, c'est qu'il vient de mettre 900 millions de dollars en augmentation de rémunération des médecins, a ajouté Lisée. Ils se sont demandé: quelle nouvelle on pourrait mettre pour contre-balancer ça?»

«Je trouve que le choix du moment est indigne. Le bon moment, c'était il y a deux ans. C'est bien que le deuxième bain existe. Mais le choix du moment, c'est un calcul politique indigne», a-t-il conclu.

Le RPCU salue l'initiative

Le Regroupement des comités des usagers (RPCU) estime que les investissements répondent aux besoins exprimés par les usagers et les résidents du réseau.

«Tous les participants ont demandé de meilleures conditions de vie pour les résidents en CHSLD, a déclaré Pierre Blain, directeur général du RPCU, par voie de communiqué. Un deuxième bain par semaine répond donc aux préoccupations qui ont été soulevées. Toutefois, il y aura un défi de recrutement des préposés.»

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) souligne aussi qu'il s'agit d'une «victoire pour toute la population».

Par contre, la CSN souligne qu'il y aura un défi de taille afin de recruter la main-d'oeuvre nécessaire.

«Ça ne se bouscule pas dans les centres de formation pour venir travailler en CHSLD et c'est dommage. C'est certain que si le salaire des préposés avait été augmenté dans les mêmes proportions que celui des médecins au cours des dernières années, on n'aurait pas ce problème!» a affirmé le président de la CSN, Jacques Létourneau​​​​​​ par voie de communiqué.

Plus de détails à venir.