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Le Québec doit dénoncer la répression de l'Espagne, selon Lisée

Il a rappelé que le Québec est «historiquement proche des Catalans».

20/09/2017 15:18 EDT | Actualisé 20/09/2017 16:32 EDT
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Le gouvernement Couillard doit dénoncer la répression exercée par l'Espagne contre les Catalans.

Telle est la demande formulée mercredi par le chef de l'opposition, Jean-François Lisée, alors que la tension monte dans la région espagnole qui doit tenir un référendum sur son indépendance le 1er octobre.

Le gouvernement Couillard a dit par la voix de sa ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, qu'il n'allait pas s'immiscer dans le processus.

Mais pour le chef de l'opposition, la ministre "dit n'importe quoi" quand elle refuse de se mouiller.

Selon M. Lisée, les gouvernements ne doivent pas se prononcer pour le oui ou pour le non, mais doivent demander aux Espagnols de respecter la démocratie et de laisser voter les Catalans.

L'Espagne a décidé de réprimer par la force le mouvement indépendantiste catalan. La police a perquisitionné dans des bureaux du gouvernement catalan pour arrêter au moins une douzaine de personnes, dont des dirigeants, selon l'Associated Press.

M. Lisée a rappelé que le Québec est "historiquement proche des Catalans".

La Catalogne est en effet un partenaire du Québec. Les deux gouvernements ont signé une entente de coopération en 1996 qui s'étend à plusieurs domaines, dont la culture et l'éducation. Le Québec a un bureau à Barcelone, en quelque sorte une ambassade.

Arrêter des dirigeants indépendantistes catalans "n'est peut-être pas la meilleure chose à faire", selon le gouvernement Couillard, qui n'entend pas cependant protester officiellement.

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a ainsi regretté du bout des lèvres, mercredi, la répression exercée par l'Espagne, qui veut empêcher la tenue d'un référendum sur l'indépendance en Catalogne le 1er octobre.

Les tensions ne cessent de monter dans cette région partenaire du Québec. L'Espagne a décidé de réprimer par la force le mouvement indépendantiste catalan. La police a perquisitionné dans des bureaux du gouvernement régional pour arrêter au moins une douzaine de personnes, dont des dirigeants, selon l'Associated Press.

L'opposition officielle péquiste demande autant au gouvernement Couillard qu'au fédéral de dénoncer la violation du droit à l'autodétermination des peuples, mais Christine St-Pierre a répété que Québec n'allait pas s'immiscer dans le processus. Elle a toutefois reconnu que Madrid avait choisi des moyens inappropriés.

"On pense que ce n'est peut-être pas la meilleure chose à faire", s'est-elle bornée à déclarer en point de presse à la sortie du conseil des ministres, mercredi après-midi.

"On suit la situation de près, on souhaite que les choses se passent de façon paisible et, évidemment, on ne s'immiscera pas dans la politique intérieure de l'Espagne."

Toutefois, selon le chef de l'opposition officielle, Jean-François Lisée, la ministre "dit n'importe quoi" quand elle refuse de se mouiller.

En conférence de presse à l'Assemblée nationale, il a rappelé que 700 maires sont menacés d'arrestation et qu'une mise sous tutelle financière et juridique de la Catalogne a été décrétée, ce qui est une "violence d'État" et un "déni de démocratie", pour reprendre ses mots.

"Empêcher par la force policière la tenue d'une consultation par un gouvernement élu en Catalogne, c'est inacceptable et ça doit être dénoncé", a-t-il dit.

"Nous ne demandons pas aujourd'hui à des pays de se prononcer pour le oui ou pour le non, on leur demande de se prononcer pour le respect de la démocratie, la tenue d'un référendum. Ils n'ont pas à dire aux Catalans comment voter. Ils ont à dire aux Espagnols: laissez voter les Catalans."

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