POLITIQUE

Raymond Bachand et Jean-Marc Fournier étaient les élus visés par les allégations d'Yves Francoeur

M. Fournier invite les policiers de la SQ «à venir le voir au plus vite» pour qu'il puisse donner sa version des faits.

18/09/2017 10:13 EDT | Actualisé 18/09/2017 17:26 EDT

Jean-Marc Fournier et Raymond Bachand étaient les deux élus libéraux qui auraient échappé à une enquête criminelle selon les allégations d'Yves Francoeur, rapportent le Journal de Montréal et TVA.

Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal avait fait ces allégations en avril sur les ondes du 98,5 FM, spécifiant qu'un d'entre eux était encore député. Il n'avait toutefois pas donné de noms.

Dans une déclaration écrite de M. Francoeur à la Sûreté du Québec, qu'ont obtenue TVA et le Journal de Montréal, il a indiqué qu'il s'appuyait sur cinq sources et que l'enquête aurait commencé «fin 2011 ou début 2012». Quatre d'entre elles lui ont dit que l'enquête portait entre autres sur une rencontre que Fournier et Bachand ont eue avec un promoteur immobilier au 1000 de la Commune dans le Vieux-Montréal.

Toujours selon la déclaration écrite de 8 pages de M. Francoeur, une autre source du dirigeant syndical lui a rapporté qu'un haut gradé de la SQ serait intervenu pour mettre fin à l'enquête et à la surveillance de Fournier et de l'ex-ministre des Finances.

Jean-Marc Fournier, député de Saint-Laurent et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, s'est expliqué sur les ondes de Radio-Canada, lundi matin. Il a affirmé avoir participé à une activité de financement de son parti dans cet immeuble à condos qui a déjà été au centre de reportages de l'émission Enquête.

M. Fournier a toutefois réfuté la déclaration d'Yves Francoeur alors qu'il a affirmé avoir été accompagné par le défunt Claude Béchard, et non Raymond Bachand.

Celui qui est aussi le leader parlementaire du gouvernement a mentionné se souvenir d'avoir discuté avec un homme qui avait un projet de développement sur les îles de Boucherville, mais qu'en aucun temps il n'a été question d'une intervention quelconque de sa part en échange d'un don politique.

Jean-Marc Fournier nie donc les allégations de M. Francoeur et n'a jamais été interrogé par des enquêteurs à ce sujet. Il invite les policiers de la SQ «à venir le voir au plus vite» pour qu'il puisse donner sa version des faits.