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Graves lacunes à la DPJ du Saguenay-Lac-St-Jean notées par une commission

Le vice-président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse écrit être très préoccupé.

18/09/2017 11:17 EDT | Actualisé 18/09/2017 11:18 EDT
RinoCdZ via Getty Images

Des lacunes et des manquements majeurs compromettent le respect des droits des enfants confiés à la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, selon un rapport d'enquête dévoilé lundi.

Lors de cette enquête sur les services dispensés par la DPJ de cette région, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a notamment relevé de graves lacunes dans la rétention et le traitement des signalements.

Camil Picard, vice-président de la Commission, écrit être très préoccupé par le fait que malgré la vulnérabilité des enfants, les délais d'action et d'évaluation dépassent les normes et standards de pratique établis par le gouvernement du Québec.

Parmi ses 23 recommandations, la Commission propose une réorganisation des services de rétention et de traitement des signalements, entre autres, et que les enfants en attente d'une évaluation fassent l'objet d'un suivi régulier. De plus, elle suggère au gouvernement de prévoir un mécanisme lui permettant de s'impliquer dans le processus de nomination d'un DPJ.

Pour réaliser cette enquête, la Commission a analysé 275 signalements reçus entre le 1er septembre 2015 et le 31 août 2016 et les évaluations réalisées sur ces signalements au sein du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Cette enquête a été réalisée après le décès d'un enfant il y a quelques mois. En juin dernier, la Commission concluait qu'il y avait eu de graves lacunes dans le dossier de cet enfant.