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Claude Poirier commente l'alerte Amber de la semaine passée... et n'est pas content

Une intervention qui ne plaira pas à tous.

18/09/2017 15:00 EDT | Actualisé 18/09/2017 15:04 EDT
Historia

Claude Poirier, le célèbre chroniqueur judiciaire, était de passage à l'émission Que la Mauricie se lève ce matin sur les ondes de 106,9 à Trois-Rivières. Il s'est exprimé sur l'alerte Amber qui a été déclenchée par la Sûreté du Québec la semaine dernière.

Claude Poirier a rencontré Ugo Fredette une dizaine de fois, et a affirmé qu'il ne l'avait pas vu comme un être particulièrement dérangé. Et il s'en prend notamment au traitement médiatique qui a été réservé à la nouvelle. Une façon de faire qui aurait fait augmenter la pression sur le suspect.

«Dans une affaire d'enlèvement, Ugo Fredette, ce n'est pas un pédophile ou un enleveur d'enfants, c'est un père de famille, a noté M. Poirier. Moi je suis pour à 150% pour l'alerte Amber. Mais il faut mettre ses précautions. Le nom de la personne recherchée, la photo si on a une photo, la description du véhicule, c'est tout. Ce gars-là, il est sur l'adrénaline. Il a la vie de l'enfant entre ses mains. Tu ne mets pas de l'huile sur le feu. C'est un miracle que cet enfant-là soit vivant. Je pense que les médias d'information, surtout au Québec, devraient faire attention à ce qu'Ils mettent en ondes.»

Écoutez l'extrait disponible sur RadioEgo.com:

En effet, M. Poirier critique les médias dans cette affaire, disant qu'ils font du remplissage avec cette histoire.

«Dans le cas d'Ugo Fredette, ce n'est pas qu'il ne voulait pas collaborer avec la police, il ne s'en souvient peut-être même plus où est Yvon Lacasse», a-t-il lancé.

Il déplore qu'on ait mis autant de pression négative sur les épaules d'Ugo Fredette.

«Quand on dit témoin suspect, on n'aide pas! On l'identifie comme une personne ayant peut-être trempé dans un meurtre ou dans une affaire d'enlèvement. Quand on a une alerte Amber, il faut éviter de mettre de la pression sur la personne qui fait l'objet d'une recherche d'une alerte Amber», a-t-il fait valoir. «Ce que je reproche, c'est qu'il y a certaines personnes qui vont rapidement aux conclusions sans en avoir la preuve... On se fie à des gens qui veulent avoir 15 secondes de gloire à la télévision ou la radio.»