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Quatre touristes américaines attaquées à l'acide à Marseille

Rien ne porte à croire qu'il s'agissait d'une attaque terroriste, mais les autorités n'écartent pas pour autant cette théorie.

17/09/2017 11:37 EDT | Actualisé 17/09/2017 17:03 EDT
BORIS HORVAT via Getty Images

Quatre jeunes touristes américaines ont été attaquées à l'acide, dimanche, dans une gare ferroviaire de Marseille, dans le sud de la France. Une femme de 41 ans, considérée comme l'assaillante présumée, a été arrêtée, mais les autorités ne pensent pas qu'elle avait des motivations extrémistes.

Deux des touristes ont été blessées au visage en fin de matinée à la gare Saint-Charles, et l'une d'elles aurait été atteinte à un oeil, a indiqué une porte-parole du bureau du procureur en entrevue téléphonique.

Les quatre touristes, âgées dans la vingtaine, ont toutes été conduites à l'hôpital. Deux d'entre elles auraient subi un choc nerveux.

Selon la porte-parole du bureau du procureur, l'assaillante n'aurait pas proféré de menaces terroristes ni fait de déclaration durant l'attaque. Rien n'indique pour l'instant que son geste ait des liens avec le terrorisme, a ajouté la porte-parole, qui a réclamé l'anonymat conformément au protocole en vigueur dans le système judiciaire français.

Le bureau du procureur de Paris a précisé plus tard dimanche que sa division antiterroriste avait décidé pour l'instant de ne pas se saisir du dossier. Le bureau, qui est responsable d'enquêter sur tous les cas liés au terrorisme en France, n'a pas expliqué les raisons de sa décision.

Le quotidien régional "La Provence", qui cite des responsables non identifiés de la police, affirme que la suspecte a déjà eu des problèmes de santé mentale par le passé. Ces responsables ont souligné le fait qu'elle était restée sur place après l'attaque et qu'elle n'avait pas tenté de fuir.

Les quatre jeunes femmes sont étudiantes à l'étranger, a déclaré le Boston College, une université privée du Massachusetts à laquelle elles sont liées. Les autorités de l'établissement ont annoncé qu'elles avaient obtenu leur congé de l'hôpital, précisant qu'elles se portaient "bien, dans les circonstances".

Les quatre jeunes femmes ont été identifiées par l'université comme étant Courtney Siverling, Charlotte Kaufman, Michelle Krug et Kelsey Korsten.