POLITIQUE

5 choses qui sont passées (presque) inaperçues pendant le congrès du PQ

Entre le débat sur les cégeps anglophones et celui sur la neutralité religieuse...

11/09/2017 05:35 EDT | Actualisé 11/09/2017 05:38 EDT
FOTOimage

MONTRÉAL – Si les débats sur les cégeps anglophones et la laïcité ont accaparé l'attention dimanche, lors du congrès national du Parti québécois, sachez qu'il s'est passé bien d'autres choses.

En voici cinq.

PKP est venu dire bonjour

D'accord, il n'est pas passé inaperçu, loin de là. L'ancien chef du Parti québécois a été accueilli par des délégués jérômiens surexcités lorsqu'il a monté les escaliers roulants du Palais des congrès aux côtés de sa conjointe, l'actrice Lucie Laurier.

Par la suite, Pierre Karl Péladeau s'est brièvement entretenu avec l'eurodéputé catalan Jordi Solé Ferrando qui, la veille, avait levé le poing en criant « VIVE LE QUÉBEC LIIIIIBRE » tel Charles de Gaulle. M. Péladeau lui a ensuite souhaité bonne chance pour le référendum prévu le 1er octobre si Madrid ne vient pas bloquer l'initiative.

Puis, petit tour dans la salle du congrès pour serrer des mains, donner des bisous et prendre des selfies avant un détour obligé par la scène pour se faire voir avec Jean-François Lisée, moins de 24h après qu'il eut obtenu un vote de confiance de 92,8%.

Évidemment, c'était le moment idéal pour PKP d'ouvrir la porte à un éventuel retour en politique.

Le PQ a un anti-slogan

Après avoir fait le fanfaron en nommant plein de slogans fictifs qui n'avaient pas été retenus pour rallier les troupes d'ici les prochaines élections – comme « Les vraies vraies affaires » ou encore « De loin les moins pires » - le chef péquiste Jean-François a annoncé que le PQ avait décidé d'adopter... pas de slogan du tout.

« Un plan solide. Zéro slogan ». Voilà l'anti-slogan qui sera sur toutes les lèvres des péquistes pendant quelques mois du moins. « On s'est dit : finalement, les Québécois en ont assez des mots creux, des slogans et qu'on essaie de leur vendre un parti politique comme un détergent », a expliqué le chef.

Un incitatif pour la parité a été rejeté

Les délégués ont rejeté une proposition qui aurait incité les partis politiques à présenter et faire élire plus de femmes à l'Assemblée nationale.

Tous les partis auraient été obligés d'atteindre la parité dans le recrutement et la sélection des candidatures. Ceux qui auraient fait élire au moins 40% de femmes lors d'une élection générale auraient reçu une bonification de son financement par le Directeur général des élections.

La présidente du parti, Gabrielle Lemieux, avait dit au HuffPost Québec avant le congrès qu'elle était plutôt favorable à cette proposition, mais qu'elle allait se rallier au vote final.

Lisée contre l'affichage unilingue obligatoire

Fort de son vote de confiance, M. Lisée est intervenu pour convaincre les délégués de voter contre une proposition sur l'affichage commercial unilingue en français.

« Ce que nous voulons aussi, c'est que le français inspire le respect, a-t-il dit. Et on ne peut pas inspirer le respect en excluant l'autre. Il faut une part de respect pour la différence. »

La proposition a finalement été rejetée par une majorité de délégués.

Un ex-candidat réalise un rêve

Pour finir sur une note positive, un ex-candidat péquiste qui a eu la vie sauve en 2013 grâce à une greffe de poumons a réussi à faire adopter un plan pour augmenter le nombre de dons d'organes au Québec dans le programme électoral du PQ.

Au lieu de signer la carte d'assurance-maladie pour donner ses organes, il est proposé de créer un registre national dans lequel les citoyens pourraient s'inscrire pour déterminer si, oui ou non, ils veulent donner des organes après leur mort.

À l'heure actuelle, même si on a signé le consentement, un membre de famille pourrait décider d'arrêter tout le processus. L'idée du registre viendrait clarifier le « flou actuel » autour de la question, explique Tomy-Richard Leboeuf McGregor, qui travaille sur le dossier depuis quatre ans.

Congrès national du Parti québécois