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Un pédophile poursuit ceux qui lui ont donné une raclée

Il avait été condamné à une peine de 90 jours pouvant être purgée la fin de semaine.

07/09/2017 07:24 EDT | Actualisé 07/09/2017 12:11 EDT
eranicle via Getty Images
L'homme avait plaidé coupable à une accusation sommaire d'agression sexuelle.

Un pédophile du Nouveau-Brunswick intente une poursuite judiciaire contre au moins un membre de la famille et des amis de sa victime qui lui ont servi une raclée en septembre 2015.

L'avocat du plaignant, David Lutz, explique qu'il appartient aux tribunaux de punir un agresseur sexuel, non pas aux parents et amis d'une victime.

"Il a enfreint la loi en ayant été impliqué sexuellement avec cette jeune femme, et la cour l'a puni. Ce n'était pas à d'autres de le faire, que ce soit sa famille ou des inconnus qui souhaitent la venger", a-t-il avancé.

Dans une déclaration soumise à la Cour du Banc de la reine, le plaignant réclame une compensation pour une commotion cérébrale, un nez fracturé, des ecchymoses aux deux yeux et des coupures à une oreille et à un doigt.

Les détails de l'affaire judiciaire du pédophile n'ont pas été mentionnés dans la poursuite, mais un journal du Nouveau-Brunswick rapporte qu'il avait plaidé coupable à une accusation sommaire d'agression sexuelle et qu'on l'avait condamné à une peine d'emprisonnement de 90 jours pouvant être purgée la fin de semaine.

Selon le Telegraph-Journal, la mère de la jeune victime et trois hommes ont tous été condamnés pour avoir attiré l'agresseur dans une résidence où il a été rossé.

L'identité de toutes les personnes impliquées dans cette affaire a été frappée d'un interdit de publication.

L'exposé de la demande explique que l'homme a été attiré dans une résidence, où il a été accueilli par un coup de poing au visage. Lorsqu'il a tenté de quitter les lieux, deux autres hommes se sont joints à l'attaque et un couteau a été placé sous sa gorge. On lui a alors dit qu'on lui trancherait la veine jugulaire s'il essayait de bouger, toujours selon l'exposé de la demande.

Le document précise que l'homme a tout de même tenté de s'échapper et qu'il a subi une coupure à l'index avant que les trois hommes ne le rattrapent, puis l'emmènent dans un garage où ils l'ont gardé prisonnier et attaqué pendant 30 à 45 minutes.

Un des hommes aurait brandi un chalumeau à propane et menacé de brûler l'une des parties de son corps avant de le frapper à la tête avec ce même outil.

Le document indique également que la voiture que l'homme avait empruntée à sa mère a été frappée avec une hache et un marteau.

L'avocat David Lutz affirme que les gens ne doivent pas tenter de se faire justice eux-mêmes.

"Il est comme n'importe quelle autre personne attaquée dans notre pays. L'agression n'est pas un incident qui reste entre lui et les personnes qui l'ont agressé. Ce qu'ils lui ont fait constitue une violation à la paix de Sa Majesté."