POLITIQUE

Projet Montréal veut faire des « visites surprises » sur les chantiers de construction

Le parti souhaite également augmenter le nombre d'inspecteurs embauchés par la Ville de Montréal.

06/09/2017 18:16 EDT | Actualisé 06/09/2017 18:20 EDT
Projet Montréal

S'il est élu en novembre, le parti d'opposition Projet Montréal souhaite améliorer la surveillance des chantiers de construction en mettant sur pied une «brigade des chantiers» qui effectuera des visites surprises d'inspection.

Selon le parti, la nouvelle brigade effectuerait des visites impromptues pour s'assurer de la conformité des travaux avec les plans et devis. Ces visites s'ajouteraient aux inspections normalement planifiées.

Le parti souhaite également augmenter le nombre d'inspecteurs embauchés par la Ville de Montréal. Ceci permettrait à la métropole de réduire le nombre de contrats d'inspection et de surveillance de chantiers accordés aux firmes externes.

«L'inspection des chantiers est l'une des responsabilités les plus stratégiques d'une administration municipale. Il est temps d'en faire une priorité et d'offrir aux Montréalais des travaux de qualité», estime la chef de Projet Montréal, Valérie Plante.

La mesure fait partie des promesses de Projet Montréal pour améliorer la gestion des chantiers. Il y a deux semaines, le parti promettait de créer une «police anti-congestion» pour s'assurer que les chantiers n'obstruent pas indûment les voies de circulation, les pistes cyclables ou les trottoirs.

Mme Plante rappelle que la Ville a réduit la taille de la fonction publique municipale depuis l'arrivée au pouvoir de Denis Coderre. Le Plan quinquennal de la main-d'oeuvre dévoilé en 2014 prévoyait une réduction de 10% du nombre d'employés pour tous les types d'emplois, sauf la police et les pompiers.

Le HuffPost Québec a demandé combien d'inspecteurs étaient à l'embauche de la Ville avant et après l'adoption du Plan quinquennal. Au moment d'écrire ces lignes, la Ville ne nous avait pas répondu.

Quant au maire Denis Coderre, il a simplement répondu qu'il n'est pas «l'opposition de l'opposition».

«On a l'Inspecteur général. [...] Quand il y a une situation, on peut les mettre sur notre "blacklist". Pour le reste, on va les laisser faire leur campagne», a-t-il souligné en marge de l'inauguration de la place publique au centre du boulevard Robert-Bourassa.

Depuis plusieurs années, la Ville de Montréal répétait qu'une partie des contrats de surveillance et d'inspection des chantiers devait être accordée au privé à cause des effectifs de la Ville. Selon un reportage diffusé par La Presse en 2015, la Ville aurait changé de formulation sous les pressions du responsable des infrastructures, Lionel Perez. À la suite des demandes de M. Perez, la Ville estimerait que le recours aux firmes privées serait avantageux pour la métropole.

Rappelons qu'une des recommandations de la Commission Charbonneau pour éviter les problèmes de corruption et de collusion était d'augmenter l'expertise interne des organismes publics comme les municipalités.