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Une montée des taux d'intérêt viendrait bousculer les finances des Québécois

L'étude convient qu'une «poussée spectaculaire» des taux d'intérêt paraît «peu probable».

05/09/2017 13:44 EDT | Actualisé 06/09/2017 08:39 EDT
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Bien que le niveau d'endettement des Québécois soit plus sain que la moyenne nationale, la province n'est pas à l'abri d'une montée soudaine des taux d'intérêt, suggère une nouvelle étude du Mouvement Desjardins publiée mardi.

Ainsi, jusqu'à 40 000 ménages québécois dépasseraient le seuil critique du niveau d'endettement advenant que le taux directeur de la Banque du Canada soit de trois ou cinq pour cent à la fin de 2021.

Cela signifie que leur ratio du service de la dette (RSD) — qui tient compte des obligations financières liées au remboursement des emprunts en fonction du revenu brut — excéderait 40 pour cent.

L'économiste en chef de Desjardins, Hélène Bégin, a expliqué que la coopérative ne voulait pas se montrer alarmiste, mais plutôt «mettre en relief» qu'un resserrement monétaire affecte «tous les ménages endettés».

L'étude convient qu'une «poussée spectaculaire» des taux d'intérêt paraît «peu probable» et que les scénarios évoqués ne reflètent pas les prévisions de base de Desjardins.

Selon la coopérative, le taux directeur de la Banque du Canada, actuellement de 0,75 pour cent, devrait grimper à deux pour cent d'ici deux ans pour ensuite redescendre graduellement à 1,25 pour cent.

Actuellement 5,1 pour cent des ménages québécois ont un RSD supérieur à 40 pour cent. Cette proportion passerait à six pour cent si les taux d'intérêt étaient à trois pour cent en 2021 et à 6,7 pour cent s'ils atteignaient cinq pour cent.

L'étude de Desjardins est publiée la même journée qu'un portrait d'Equifax Canada indiquant qu'à la fin du deuxième trimestre, la dette moyenne des Québécois — excluant les hypothèques — se chiffrait à environ 18 907 $. Seuls les Manitobains, à 18 536 $, faisaient mieux.

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