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Les États-Unis mettent fin au programme protégeant les jeunes migrants entrés illégalement

Le sort de ceux qui bénéficient déjà de ce statut, connus sous le nom de «Dreamers», ne sera pas affecté jusqu'au 5 mars 2018.

05/09/2017 11:15 EDT | Actualisé 05/09/2017 14:11 EDT
Bloomberg via Getty Images

L'administration Trump éliminera progressivement un programme qui protégeait les jeunes migrants entrés illégalement aux États-Unis alors qu'ils étaient encore enfants, a annoncé mardi le procureur général Jeff Sessions.

M. Sessions a dit que le programme mis en place par l'ancien président Barack Obama est un "exercice inconstitutionnel de l'autorité".

Le gouvernement cessera donc d'accepter de nouvelles demandes en vertu du programme appelé "Deferred Action for Childhood Arrivals" (DACA) aux États-Unis. Il donne toutefois au Congrès six mois pour trouver une solution législative, avant que l'administration ne cesse de renouveler les permis de ceux déjà couverts par le programme.

M. Trump avait lancé sur Twitter, mardi, qu'il reviendrait ultimement au Congrès de décider du sort du programme.

DACA protégeait de la déportation près de 800 000 jeunes sans papiers et leur permettait de travailler à l'aide d'un permis de travail renouvelable tous les deux ans.

Le président Trump subissait les pressions de certains républicains qui menaçaient de poursuivre son administration si elle ne mettait pas fin au programme. M. Trump était tiraillé personnellement par cette idée.

Plusieurs de ces "dreamers" sont arrivés aux États-Unis alors qu'ils étaient enfants et n'ont aucun souvenir de leur pays natal. Le terme "dreamers" ("rêveurs", en français) provient du nom d'un précédent projet de loi visant à accorder un statut légal aux jeunes migrants sans papiers, mais qui n'a jamais été approuvé par le Congrès.

"Un sujet très difficile"

Pendant sa campagne à la présidence, M. Trump jugeait que le programme DACA offrait une "amnistie illégale" et avait promis de l'abolir. Mais depuis son élection, il semblait moins convaincu. Il a même dit à l'Associated Press que les personnes couvertes par ce programme pouvaient "dormir tranquilles".

"C'est un sujet très difficile pour moi, je vais vous dire. Pour moi, c'est l'un des sujets les plus difficiles", avait-il dit en conférence de presse au mois de février.

"Il y a des enfants absolument incroyables - je dirais même, la plupart. J'aime ces enfants."

Et pendant ce temps, son administration a continué à évaluer les demandes et à renouveler les permis, au grand dam de plusieurs partisans de la ligne dure en matière d'immigration.

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