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Vives condamnations après l'essai nucléaire nord-coréen

Donald Trump a dénoncé des actions «très hostiles et dangereuses pour les États-Unis».

03/09/2017 12:14 EDT | Actualisé 03/09/2017 14:52 EDT

En revendiquant dimanche l'essai réussi d'une bombe à hydrogène, la Corée du Nord s'est attirée de vives condamnations de la communauté internationale, le président américain Donald Trump menant la charge en dénonçant des actions "très hostiles et dangereuses pour les États-Unis".

Avec son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, Pyongyang présente un nouveau défi pour Washington comme pour la Chine, principal allié du régime nord-coréen, tandis que plusieurs pays demandaient un renforcement des sanctions internationales, un mois après l'adoption de nouvelles sanctions onusiennes.

Les actions nord-coréennes "continuent d'être très hostiles et dangereuses pour les États-Unis", a déclaré M. Trump sur Twitter.

Le président américain avait promis le mois dernier à Pyongyang "le feu et la colère" après deux essais réussis d'un missile balistique intercontinental (ICBM) censé mettre le territoire américain à portée de frappes nord-coréennes.

Jugeant que toute politique d'"apaisement" ne "fonctionnera pas", Donald Trump a estimé dimanche que l'"État voyou" était désormais devenu "une grande menace et une source d'embarras pour la Chine", mettant à nouveau la pression sur le géant asiatique pour contrôler son turbulent voisin.

Les États-Unis préparent de nouvelles sanctions et "examinent la possibilité, en plus d'autres options, de mettre fin à tous les échanges commerciaux avec tout pays faisant des affaires avec la Corée du Nord", a-t-il indiqué dans un tweet, dans lequel il ne cite pas directement la Chine, destinataire de 90% des exportations nord-coréennes.

« Le Canada condamne sans équivoque l'essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord le 3 septembre. Cet essai, jumelé au programme agressif d'essai de missiles balistiques par ce pays, représente une menace réelle et concrète à la sûreté et à la sécurité des pays voisins et de la communauté internationale», a déclaré de son côté le premier ministre canadien Justin Trudeau.

« Le Canada continue d'insister fermement pour que la Corée du Nord abandonne sa ligne de conduite actuelle, dont sa rhétorique agressive. Nous demandons à ce qu'elle reprenne un dialogue constructif permettant de trouver une solution complète et vérifiable», a-t-il ajouté par voie de communiqué.

Pékin a de son côté "condamné vigoureusement" l'essai nucléaire, à l'origine d'une secousse tellurique ressentie jusque dans le nord-est chinois. Dans un communiqué cinglant, la Chine a exhorté Pyongyang à "cesser ses actions erronées qui aggravent la situation et ne servent pas ses propres intérêts".

«Absolument inacceptable»

L'essai nord-coréen est "profondément déstabilisant" et constitue "un nouveau manquement sérieux aux obligations internationales" de Pyongyang a de son côté estimé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la question.

Moscou, Tokyo, Séoul et Paris n'ont pas non plus tardé à condamner cette nouvelle violation de multiples résolutions de l'ONU exigeant la fin des programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Dès l'annonce d'un séisme imputé à une probable "explosion" en Corée du Nord, le premier ministre nippon Shinzo Abe a déclaré ce nouvel essai nucléaire "absolument inacceptable".

Le président sud-coréen Moon Jae-In a de son côté demandé d'infliger "la punition la plus forte" contre Pyongyang, notamment via de nouvelles sanctions dans le cadre de l'ONU afin d'"isoler complètement la Corée du Nord".

Lui faisant écho, le président français Emmanuel Macron a appelé la communauté internationale à réagir "avec la plus grande fermeté".

M. Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, rejoints par le premier ministre italien Paolo Gentiloni, sont favorables à "un durcissement" des sanctions de l'UE contre Pyongyang, à l'heure où la "dernière provocation en date" du régime nord-coréen a "atteint une nouvelle dimension", a précisé Berlin.

À l'inverse, Moscou, tout en condamnant "le mépris" manifesté par Pyongyang pour les résolutions onusiennes, a surtout lancé un appel à la retenue, jugeant "impératif de rester calme et d'éviter toute action qui conduirait à une nouvelle escalade".

«Provocation majeure»

Une septième salve de sanctions internationales avait été adoptée début août par le Conseil de sécurité de l'ONU, visant à priver la Corée du Nord de recettes cruciales tirées de ses exportations de plomb, de fer, de minerais et de sa pêche.

La Chine avait approuvé ces sanctions tout en continuant de plaider pour une solution pacifique et la reprise de pourparlers. Elle a assuré dimanche qu'elle allait continuer "à s'associer à la communauté internationale (...) pour promouvoir de façon inébranlable l'objectif de dénucléarisation de la péninsule coréenne".

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a estimé qu'il "restait une marge de manœuvre à la Chine pour accroître la pression sur les Nord-coréens", tout en prévenant: "Aucune des options militaires n'est bonne".

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a de son côté fustigé "une provocation majeure" et appelé le Conseil de sécurité à "adopter une position ferme et efficace".

Parmi les organisations internationales, l'Otan s'est dite "inquiète du caractère déstabilisant de l'attitude de Pyongyang, qui menace la sécurité régionale et internationale".

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