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Pas question de restreindre l'accès aux cégeps anglophones, martèle Couillard

«Arrêtez la panique linguistique du Parti québécois», a-t-il ajouté. 

01/09/2017 13:03 EDT | Actualisé 01/09/2017 14:40 EDT
Mathieu Belanger / Reuters

Il n'est "pas question" pour le premier ministre Philippe Couillard d'obliger les francophones à fréquenter les cégeps français, comme le proposent à nouveau certains péquistes.

Le premier ministre, de passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean vendredi, s'est fait questionner sur la proposition d'un groupe de militants du Parti québécois (PQ) de restreindre l'accès aux cégeps anglophones pour mieux protéger le français.

Il a été tranchant. "Il n'en est pas question. Je veux être bien clair; on ne fera pas ça nous autres", a-t-il répondu, invitant les péquistes à "régler leurs problèmes internes".

"Arrêtez la panique linguistique du Parti québécois", a-t-il ajouté.

M. Couillard maintient que c'est un avantage pour les jeunes Québécois d'être bilingues. Il croit refléter "une bonne partie de l'opinion" en affirmant que les parents veulent plus d'anglais pour leurs enfants.

"La plupart des parents francophones du Québec, et je le sais pour leur avoir parlé dans toutes les régions du Québec, ils aimeraient bien, en fait, pouvoir donner l'occasion à leurs enfants, au niveau collégial, de faire un peu de scolarité pour devenir bilingues", a-t-il déclaré.

Une résolution plaidant pour étendre les dispositions de la loi 101 aux cégeps sera vraisemblablement débattue lors du congrès du PQ la semaine prochaine, à Montréal.

Mais le chef Jean-François Lisée, en désaccord avec la proposition, a dit s'attendre à ce qu'elle soit battue sur le plancher du congrès.

Le chef péquiste a fait savoir qu'il était confiant que deux des volets principaux de son programme allaient être validés par les membres, soit le refus d'étendre la loi 101 aux cégeps, ainsi que le report d'un référendum dans un deuxième mandat d'un gouvernement péquiste.

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Il a indiqué que les trois quarts des exécutifs du parti dans les circonscriptions ont déjà appuyé la proposition nationale écartant la possibilité d'étendre la Charte de la langue française aux cégeps, et de même, 75 pour cent des congrès régionaux du parti l'ont aussi appuyée.

M. Lisée a par ailleurs rappelé les engagements linguistiques qu'il avait déjà pris: exiger la connaissance du français préalable

à l'immigration au Québec, à l'exception des réfugiés; imposer la loi 101 aux entreprises à charte fédérale et aux entreprises entre 25 et 50 employés.

Pour sa part, la Coalition avenir Québec (CAQ) a référé les journalistes au rapport publié par sa députée Claire Samson en novembre 2016, qui plaide essentiellement pour une meilleure francisation des immigrants.

"Interdire à des adultes de fréquenter le cégep anglophone ne fait absolument pas partie de la position de la CAQ en matière de protection de la langue française. Nous allons laisser Jean-François Lisée gérer les propositions de ses membres et militants", a affirmé dans un courriel l'attachée de presse de la CAQ, Émilie Toussaint.

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