POLITIQUE

Moins de patients pour les médecins du Québec

Les médecins québécois voient moins de patients que leurs homologues des autres provinces.

31/08/2017 13:40 EDT | Actualisé 31/08/2017 15:00 EDT
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Si les médecins du Québec voient moins de patients que leurs homologues des autres provinces et qu'ils attribuent cela au retard dans l'informatisation du réseau, c'est parce que ces médecins sont réticents au changement, soutient le ministre Gaétan Barrette.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux a affirmé jeudi qu'il appartenait aux médecins qui exercent en cabinet privé de se procurer l'équipement nécessaire pour informatiser leur propre pratique, afin d'être plus efficaces et être capables, ainsi, de voir un plus grand nombre de patients.

Le ministre Barrette était ainsi interrogé sur une enquête menée par l'Association médicale canadienne, dont le quotidien La Presse faisait état, jeudi, selon laquelle les médecins québécois, pour un même nombre d'heures, voient moins de patients par semaine que leurs collègues des autres provinces.

Les médecins du Québec voient ainsi 64 patients par semaine, comparativement à 80 en Ontario et 82 en Colombie-Britannique, par exemple.

"On doit appeler ça de la résistance au changement. Ce dont on parle, ici, ce sont des médecins dans leur cabinet. Il y a plein de produits sur le marché offerts aux médecins pour s'informatiser", a d'abord commenté le ministre de la Santé et des Services sociaux.

"Je n'ai pas le pouvoir, moi, de prendre les médecins par la main, à tous les matins, et leur dire 'achète-toi donc un dossier médical numérique'. C'est à eux de faire ça; ils ont les sous pour le faire. Alors un moment donné...", a commenté le ministre Barrette.

Les médecins québécois déclarent travailler 49 heures par semaine, comparativement à la moyenne canadienne de 50,5 heures. Mais les heures de garde mensuelles sont plus élevées au Québec que dans d'autres provinces.

L'Association médicale du Québec, de son côté, affirmait que les médecins du Québec passent plus de temps qu'ailleurs à aller chercher des informations et à les gérer, à cause de ce retard dans l'informatisation du réseau de la santé.

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