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Jean-François Lisée est ouvert à renforcer la protection du français

Il laisse entendre que les mesures proposées par les militants au congrès ne devaient pas être tatillonnes ou anti-anglophones.

31/08/2017 14:04 EDT | Actualisé 31/08/2017 16:06 EDT
The Canadian Press Images

À une semaine du congrès du Parti québécois (PQ), le chef Jean-François Lisée se dit ouvert à renforcer la protection du français.

Confiant de ne pas être contesté sur son programme ou son autorité par les militants malgré les mauvais sondages des derniers mois, il est prêt à leur faire des concessions, en espérant qu'ils trouveront un "point d'équilibre".

M. Lisée a laissé entendre que la liste de nouvelles mesures de défense du français que pourraient proposer les militants au congrès "n'est pas fermée", mais qu'elles ne devaient pas être tatillonnes ou anti-anglophones. Il a refusé toutefois d'élaborer sur leur substance.

"Je vous laisse le suspense", a-t-il déclaré en conférence de presse, jeudi après-midi, à Saint-Eustache, au terme du caucus de ses députés en vue de préparer la session parlementaire.

Le chef péquiste a fait savoir qu'il était confiant que deux des volets principaux de son programme allaient être validés par les membres, soit le refus d'étendre la loi 101 aux cégeps, ainsi que le report d'un référendum dans un deuxième mandat d'un gouvernement péquiste.

Un gouvernement péquiste s'abstiendrait ainsi d'obliger les francophones à fréquenter les cégeps français, en conservant le statu quo, soit le libre choix.

"La loi 101 (étendue) aux cégeps, j'ai des raisons de penser que ce n'est pas une bonne idée, mais on est ouvert sur autre chose, la liste n'est pas fermée, il y a autre chose qu'on peut faire, alors faites-nous des propositions. C'est l'appel que je leur ai lancé, j'ai toujours voulu être en dialogue avec ceux qui voulaient aller plus loin."

Le chef péquiste a indiqué que les trois quarts des exécutifs du parti dans les circonscriptions ont déjà appuyé la proposition nationale écartant la possibilité d'étendre la Charte de la langue française aux cégeps, et de même, 75 pour cent des congrès régionaux du parti l'ont aussi appuyée.

Une résolution plaidant pour, au contraire, étendre les dispositions de la loi 101 aux cégeps serait donc battue sur le plancher du congrès, a-t-il poursuivi.

"J'espère qu'on va avoir l'intelligence collective de trouver un point d'équilibre, peut-être que ce ne sera pas le cas."

En anglais, le chef du PQ a précisé qu'il était ouvert à des "mesures raisonnables", sans être "tatillonnes", sans "blâmer les anglophones".

M. Lisée estime pouvoir aussi remporter le vote de confiance des délégués au congrès avec un résultat solide, sans vouloir évoquer de chiffres.

"J'ai confiance aux membres du Parti québécois. Ils savent quoi faire pour que les libéraux débarquent et ne soient pas remplacés par la CAQ."

Rappelons qu'un de ses prédécesseurs, Bernard Landry, avait démissionné en 2005 avec à peine plus de 76 pour cent. Pauline Marois avait obtenu 93 pour cent en 2011.

Le congrès du PQ aura lieu la semaine prochaine, les vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 septembre, à Montréal.

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