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Devant des allégations d'harcèlement, un élu quitte le caucus du PLC

Une accusation déposée par une employée de son bureau de comté.

31/08/2017 20:33 EDT | Actualisé 01/09/2017 06:31 EDT
The Canadian Press Images

Le député libéral de la circonscription fédérale de Calgary-Skyview, en Alberta, Darshan Kang, déjà soupçonné de harcèlement sexuel à l'endroit d'une employée de son bureau de circonscription, a annoncé jeudi soir sa décision de quitter le caucus libéral après qu'une seconde femme lui eut reproché un comportement similaire par le passé.

Dans un communiqué, il dit "vouloir se consacrer à démontrer (son) innocence".

Sa décision survient peu de temps après que l'hebdomadaire The Hill Times eut rapporté qu'une deuxième femme, qui travaillait au bureau de comté de M. Kang quand celui-ci siégeait à l'Assemblée législative de l'Alberta, l'eut dénoncé à son tour.

La femme a déclaré à l'hebdomadaire qui couvre l'actualité parlementaire que M. Kang lui avait notamment touché les seins. Le député n'aurait pas modifié son comportement malgré les demandes répétées de la présumée victime.

Darshan Kang, élu à la Chambre des communes en 2015, fait déjà l'objet d'une enquête après qu'une première femme s'est plainte de harcèlement sexuel.

Le père de la plaignante a raconté, plus tôt cette semaine, au Toronto Star que M. Kang avait offert jusqu'à 100 000 $ à sa fille pour qu'elle se taise. Il a dit que le député avait constamment harcelé sa fille au cours des quatre ou cinq dernières années. Le père reproche au député d'avoir donné une étreinte non voulue à sa fille, de lui avoir caressé la main, de l'avoir invitée chez lui où il aurait tenté de lui retirer sa veste. Le lendemain, M. Kang aurait suivi la femme jusqu'à l'hôtel et tenté d'entrer dans sa chambre pour lui parler.

M. Kang a constamment réfuté ces allégations. Il a promis de défendre sa réputation "à n'importe quel prix".

Dans son communiqué, le parlementaire ne fait pas illusion aux allégations formulées par la seconde femme.

Le Nouveau Parti démocratique avait appelé le premier ministre Justin Trudeau à suspendre M. Kang du caucus, mais M. Trudeau faisait valoir que l'affaire était examinée par un processus indépendant récemment mis en vigueur.

Selon ce processus adopté par la Chambre des communes en 2014, lorsqu'il n'y a pas de résolution par médiation à une plainte pour harcèlement, un enquêteur externe est embauché pour réviser les faits.

Un appel peut être fait par le plaignant ou le répondant, entraînant la désignation d'un comité d'appel de trois membres _ un choisi par le plaignant, un autre par le répondant en plus d'un expert externe.

"Je sais gré au Parlement d'avoir offert une procédure officielle, et une politique juste et objective pour résoudre cette affaire", a dit M. Kang par communiqué jeudi soir.

"Je suis aussi très reconnaissant d'avoir une occasion de présenter ma vision des choses à un enquêteur indépendant."