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Trump ne veut plus discuter avec la Corée du Nord

Le président laisse entendre que la recherche d'une solution diplomatique avec Pyonyang était abandonnée.

30/08/2017 13:55 EDT | Actualisé 30/08/2017 14:52 EDT
PA Wire/PA Images

Le président des Etats-Unis Donald Trump a estimé mercredi que discuter avec la Corée du Nord n'était "pas la solution", laissant entendre que la recherche d'une solution diplomatique avec Pyonyang était abandonnée, en contradiction apparente avec la ligne de son administration.

"Depuis 25 ans, les Etats-Unis discutent avec la Corée du Nord et les paient, victimes d'un chantage. Discuter n'est pas la solution!", a lancé le président américain, au lendemain du tir par le régime de Kim Jong-Un d'un missile au-dessus du Japon.

L'administration de Donald Trump, comme celle de son prédécesseur Barack Obama, manie en permanence la carotte et le bâton face au régime nord-coréen avec l'espoir de la faire renoncer à ses programmes nucléaire et balistique.

Quelques heures à peine après le tweet présidentiel, le chef du Pentagone Jim Mattis prenait le contre-pied du locataire de la Maison Blanche: "Nous ne sommes jamais à court de solutions diplomatiques", lançait-il avant une rencontre avec le ministre sud-coréen de la Défense Song Young-Moo.

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a réaffirmé récemment qu'il était ouvert à des négociations avec Pyongyang à condition qu'elles portent sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

"Nous allons poursuivre notre campagne de pression pacifique (...) avec nos alliés, avec la Chine aussi, pour voir si cela peut ramener le régime de Pyongyang à la table des négociations, afin d'entamer un dialogue sur un avenir différent pour la péninsule coréenne et la Corée du Nord", a-t-il déclaré dimanche.

Mercredi, la Chine, premier partenaire commercial de la Corée du Nord, a appelé à persévérer dans la recherche d'une solution "diplomatique et pacifique" à cette crise et critiqué les appels répétés qui lui sont adressés par les Etats-Unis pour accentuer sa pression sur Pyongyang.

Les pays qui lancent de tels appels "ne prêtent attention qu'aux sanctions et aux pressions, et négligent les négociations de paix", a estimé le ministère des Affaires étrangères, appelant à la reprise des "pourparlers à six".

Au point mort depuis 2009, ces négociations, regroupant les deux Corées, la Chine, les Etats-Unis, la Russie et le Japon, visaient à faire renoncer Pyongyang au développement de sa technologie nucléaire militaire en échange d'une aide financière et humanitaire.

Pyongyang justifie ses ambitions militaires par la nécessité de se protéger des Etats-Unis. Le dernier tir de missile est ainsi survenu au moment de manoeuvres annuelles menées par Séoul et Washington dans la péninsule, considérées par le Nord comme une provocation.

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