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Le maire de Rigaud dénonce la lenteur de Québec à s'occuper des sinistrés

Hans Gruenwald a décidé de court-circuiter le système et de passer directement à l'action!

30/08/2017 16:05 EDT | Actualisé 30/08/2017 16:05 EDT
Christinne Muschi / Reuters
Une maison de Rigaud, le 7 mai dernier.

Exaspéré par la lenteur de Québec, le maire de Rigaud, Hans Gruenwald, a décidé de court-circuiter le système et de passer directement à l'action pour venir en aide à ses citoyens sinistrés par les inondations du printemps dernier.

«Nous avons plus de 250 dossiers ouverts et nous avons 15 dossiers en traitement. C'est inacceptable rendu à ce stade-ci», a pesté le maire Gruenwald en conférence de presse, mercredi.

M. Gruenwald s'est montré inquiet alors que l'été tire à sa fin et il n'a pas caché sa frustration devant son incapacité à obtenir des informations du gouvernement du Québec.

«L'hiver, à toutes fins pratiques, c'est demain et nous avons encore énormément de gens qui n'ont pas réintégré leur résidence», a-t-il fait valoir.

«Nous sommes le gouvernement de proximité et mon propre ministère de la Sécurité publique ne donne pas l'information dont j'ai besoin pour aller de l'avant et aider ces gens-là.»

Le maire Gruenwald a donc décidé de lancer l'appel suivant, non pas au gouvernement, mais bien à ses citoyens dans le besoin.

«On fait un appel à tous les sinistrés de se rapporter à la ville pour nous dire où ils sont, ils sont combien, quels sont leurs besoins», a-t-il précisé.

Hans Gruenwald dit avoir prévu un terrain pour y installer temporairement des maisons mobiles afin d'héberger des gens à l'approche de la saison froide en attendant qu'ils puissent réintégrer leur domicile.

Il ajoute que, malgré l'ajout de ressources humaines additionnelles, les employés municipaux n'arrivent tout simplement plus à répondre à la demande.

«Il y a beaucoup de ces gens qui sont au bout de leur rouleau; ils sont stressés, émotifs», a-t-il plaidé, ajoutant que «comme maire, je ne sais plus quoi dire aux citoyens parce que je n'ai pas d'information.»

Le maire a par ailleurs balayé du revers de la main les efforts de soutien psychologique déployés par le gouvernement.

«Je suis 'tanné' de me faire dire: on va améliorer le "support" psychosocial. Hey, un instant! On a besoin de solutions pour régler des problèmes et non mettre un "band-aid" dessus.»

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