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Jaggi Singh est formellement accusé et libéré sous conditions

Il a plaidé non coupable. La Couronne s'était d'abord opposée à sa remise en liberté.

30/08/2017 20:46 EDT | Actualisé 30/08/2017 21:03 EDT
The Canadian Press
Jaggi Singh

Le militant altermondialiste Jaggi Singh a comparu à la cour municipale de Québec mercredi relativement à la manifestation du 20 août, et a été libéré sous conditions après une longue journée d'audience.

Il a été formellement accusé d'entrave au travail des policiers et de supposition de personne.

Il a plaidé non coupable. La Couronne s'était d'abord opposée à sa remise en liberté.

L'homme de 46 ans a demandé au juge Jacques Ouellet, qui siégeait lors de sa comparution, de se récuser de l'affaire, estimant que le magistrat avait un biais antimanifestants.

C'est finalement la juge Nathalie Duchesne qui a repris le dossier.

Une quinzaine de personnes s'étaient présentées au tribunal en appui à l'activiste, qui devait subir son enquête sur remise en liberté.

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Jaggi Singh avait été arrêté puis relâché lors de la manifestation du 20 août, à Québec. Il avait de nouveau été appréhendé mardi à Montréal, après que le Service de police de la Ville de Québec eut émis un mandat d'arrestation à son endroit à la suite de son enquête.

Selon le SPVQ, «deux groupes distincts» avaient participé à des manifestations dans le secteur de la Haute-Ville de Québec et «un troisième groupe (avait) pris part à une autre manifestation qui a par la suite été déclarée illégale» et qui avait été dispersée par l'escouade antiémeute.

Le SPVQ précise que «des actes criminels ont été commis lors de cette manifestation» et ajoute que l'enquête se poursuit et que «d'autres arrestations sont à prévoir».

Les événements avaient été déclenchés par une annonce du groupe La Meute, qui se définit comme un «mouvement populiste» prônant un «nationalisme identitaire», de tenir une manifestation pour protester contre les politiques d'immigration des gouvernements fédéral et provincial.

L'annonce avait entraîné une mobilisation de groupes antiracistes venus affirmer l'ouverture de la société québécoise aux immigrants.

Des manifestants plus radicaux se définissant, eux, comme antifascistes, s'étaient également mobilisés et avaient réussi à bloquer les membres de La Meute dans un stationnement durant plusieurs heures, blocus qui avait donné lieu à des affrontements avec les forces de l'ordre.

Les membres de La Meute avaient finalement réussi à tenir une manifestation silencieuse dans les rues de Québec.