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Les Canadiens aident à empêcher l'entrée de combattants de Daech

 Ces soldats contribuent à protéger les frontières de la Jordanie et du Liban .

29/08/2017 19:14 EDT | Actualisé 29/08/2017 19:19 EDT

Les soldats canadiens contribuent à protéger les frontières de la Jordanie et du Liban face aux craintes de voir des combattants de Daech (le groupe armé État islamique) s'éclipser de l'Irak et de la Syrie pour lancer des attaques en Europe et en Amérique du Nord.

Des responsables militaires ont affirmé que les Canadiens ne menaient pas véritablement d'opérations aux frontières, mais n'ont pas voulu dire combien de soldats canadiens se trouvent en Jordanie et au Liban ni à quels endroits ils sont établis, faisant valoir des exigences de sécurité.

Le roi de Jordanie, Abdallah II, a évoqué les efforts pour renforcer les frontières de son pays lors d'une conférence de presse avec le premier ministre Justin Trudeau, mardi, à Ottawa.

La majeure partie de l'aide du Canada a pris la forme d'équipements pour les militaires libanais et jordaniens, incluant des camions, des tenues pour le froid et du fil barbelé.

Tout de même, les soldats canadiens ont aussi entraîné les forces locales à des pratiques de combat de pointe, notamment pour le repérage de cibles pour des frappes aériennes.

L'intervention s'est largement attardée à aider ces pays à renforcer leurs frontières avec l'Irak et la Syrie, où Daech continue de représenter une menace malgré de récents revers militaires.

Une frontière poreuse

Le Liban partage une frontière avec la Syrie à l'est, tandis que la Jordanie compte une frontière avec la Syrie au nord et avec l'Irak à l'est.

«Il s'agit d'une frontière très ouverte. C'est pratiquement un désert que je pourrais qualifier de poreux. Ce n'est pas un mur ou quelque chose de continu», a affirmé le colonel David Abboud, le plus haut militaire canadien en Jordanie, lors d'une entrevue.

«C'est relativement difficile pour n'importe quel pays de défendre une frontière ouverte dans le désert et de tenter d'empêcher le passage de trafiquants et de terroristes n'importe quel jour ou à n'importe quelle heure», a-t-il fait valoir.

La communauté internationale est préoccupée depuis longtemps par les allers et retours de combattants de Daech en Irak et en Syrie, mais les craintes d'un exode ont augmenté parce que le groupe ferait face à une défaite militaire imminente.

La plus grande crainte de pays comme le Canada est que des citoyens ayant joint les rangs de Daech à titre de combattants étrangers regagnent leur pays natal et lancent des attaques terroristes.

Des officiels des services du renseignement ont affirmé l'an dernier qu'environ 180 personnes ayant des liens avec le Canada étaient soupçonnées de mener des activités terroristes à l'étranger et que la moitié d'entre elles se trouveraient en Irak et en Syrie.

Mais même le fait de transposer le combat de Daech dans des pays comme la Jordanie et le Liban, sous la forme de cellules terroristes ou d'attaques de grande ampleur, risquerait d'entraîner davantage de chaos et d'instabilité dans la région.

«Nous sommes ici pour renforcer les aptitudes et la capacité des forces armées de la Jordanie afin qu'elles soient davantage en mesure de confronter cette menace très dangereuse de Daech», a dit M. Abboud.

Le personnel militaire canadien doit demeurer en Jordanie et au Liban jusqu'en mars 2019.

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