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Donald Trump a de nouveau mis en garde la Corée du Nord

«Ce régime a montré son mépris pour ses voisins et pour tous les membres des Nations Unies.»

29/08/2017 07:56 EDT | Actualisé 29/08/2017 11:15 EDT

Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré que "toutes les options sont sur la table" après que la Corée du Nord eut tiré un missile au-dessus du Japon.

Dans une déclaration écrite transmise mardi matin, M. Trump a souligné que ces "gestes menaçants et déstabilisants" ne font qu'augmenter l'isolement de la Corée du Nord dans la région et à travers le monde.

Selon le président, la Corée du Nord laisse entrevoir avec ces gestes un "mépris de ses voisins". Il ajoute que "toutes les options sont sur la table" en ce qui a trait à une réplique possible des États-Unis.

La Corée du Nord a tiré mardi un missile balistique conçu pour transporter une charge nucléaire. Le missile a survolé le Japon, un allié des États-Unis, avant de plonger dans l'océan Pacifique.

Le chef des armées de Séoul a indiqué, mardi en Corée du Sud, que le missile avait parcouru 2700 kilomètres et avait atteint une hauteur maximale de 550 kilomètres alors qu'il était au-dessus de l'île d'Hokkaido, dans le nord du Japon.

Les autorités sud-coréennes et américaines enquêtent en ce moment sur les événements, a ajouté le chef des armées de la Corée du Sud. L'armée sud-coréenne a renforcé sa surveillance et sa préparation au cas où la Corée du Nord ferait d'autres gestes de provocation.

Aucun dommage n'a été constaté pour l'instant au Japon, selon les autorités. La télévision japonaise NHK TV a précisé que le missile s'était séparé en trois.

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a dit aux journalistes que le pays "ferait tout en son pouvoir pour protéger la vie des gens".

Ce nouvel essai ne représente pas de menace pour l'Amérique du Nord, selon le département américain de la Défense, qui a cité le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD).

Il y a quelques jours, la Corée du Nord avait lancé ce qui semblait être trois missiles balistiques intercontinentaux dans la mer un mois après son deuxième essai en vol d'un missile balistique intercontinental, qui selon les analystes pourrait atteindre le continent américain s'il était perfectionné.

La Corée du Nord réagit toujours avec colère aux exercices militaires des États-Unis et de la Corée du Sud qui ont lieu en ce moment. Mais l'animosité entre les États-Unis et Pyongyang est particulièrement importante cette fois-ci, alors que le président américain Donald Trump a menacé de réponse avec "le feu et la furie" aux menaces du régime de Kim Jong-un. Pyongyang avait alors menacé de s'en prendre à l'île de Guam.

Pyongyang présente souvent les exercices militaires des Américains et des Sud-Coréens comme un exercice d'invasion du Nord.

Le représentant de la Corée du Nord aux Nations unies, Ja Song Nam, a écrit récemment que ces exercices étaient "provocateurs et agressifs" alors que la péninsule coréenne est comme une "bombe à retardement".

"Quelque chose de fort" doit être décidé, selon Washington

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a affirmé mardi que "quelque chose de fort" devait être décidé après le tir d'un missile nord-coréen au-dessus du Japon, sans dire ce que cela pourrait être.

"Trop c'est trop", a affirmé la diplomate qui a rang de ministre dans l'administration américaine. Le tir d'un missile passant au-dessus de 130 millions de personnes au Japon "est inacceptable", a-t-elle ajouté. Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité est attendue vers 21H00 GMT.

Les Nord-Coréens "ont violé chaque résolution du Conseil de sécurité de l'ONU que nous avons adoptée et je pense que quelque chose de fort doit être décidé", a souligné Nikki Haley devant la presse. Interrogée sur la prise de nouvelles sanctions, elle s'est abstenue de répondre, insistant sur la nécessité de "continuer à travailler" avec la Chine et la Russie. Ces deux pays sont les plus proches soutiens de la Corée du Nord.

Le 5 août, après un mois de laborieuses négociations, les Etats-Unis avaient réussi à faire adopter à l'unanimité par le Conseil de sécurité un nouveau train de sanctions économiques contre Pyongyang. Ciblant le charbon, le fer, le plomb et la pêche, ces nouvelles mesures visent à priver la Corée du Nord d'un milliard de dollars de recettes tirées de ses exportations.

Les sanctions internationales ont pour objectif de pousser Pyongyang vers la table de négociations sur ses programmes d'armement nuclaire et balistique, jugés menaçants pour la région et le monde par les grandes puissances.

Avec des informations de l'Agence France-Presse.

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