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Deux Québécoises au coeur de la pire tempête à avoir frappé le Texas

L'une confinée à son domicile et l'autre, partie avant le début de la tempête, ne sachant pas quand elle pourra rentrer chez elle.

28/08/2017 18:20 EDT | Actualisé 28/08/2017 18:20 EDT

L'ouragan Harvey, qui a frappé le Texas vendredi et qui déverse de fortes pluies dans la région, a forcé des milliers de résidants de Houston à quitter leur domicile pour trouver refuge en lieu sûr. Parmi les sinistrés figurent notamment deux Québécoises qui ignorent ce que l'avenir réserve, l'une confinée à son domicile et l'autre, partie avant le début de la tempête, ne sachant pas quand elle pourra rentrer chez elle.

Émilie Lapointe habite dans la région de Houston et comme le reste de la population de la métropole texane, elle est confinée à la maison depuis vendredi. «J'ai quitté le travail vendredi vers l'heure du dîner, avant que le déluge ne commence, et je ne suis pas ressortie de chez moi depuis», a-t-elle raconté en entrevue avec La Presse canadienne, lundi.

Si son quartier résidentiel demeure épargné pour le moment, la jeune femme ne peut pas se rendre au travail, puisque le secteur où se trouve son bureau est inondé. «Tout ce que je fais, c'est regarder la télé pour suivre les nouvelles», mentionne-t-elle.

Même si elle voulait sortir, il lui serait tout simplement impossible d'aller bien loin. «Mon quartier à moi n'est pas inondé, mais tout autour c'est inondé, alors je ne peux aller nulle part!», explique la Québécoise, qui garde le moral malgré la gravité des dégâts.

Par ailleurs, des alertes de tornades sont lancées sans cesse depuis les derniers jours. «Il y a des alertes de tornades presque toutes les demi-heures. Nos cellulaires sonnent à tout moment et il y a des alertes à la télé, raconte Émilie Lapointe. Il y en a quelques-unes qui ont touché le sol, j'ai des amis qui en ont vu, mais ce sont de petites tornades.»

Pour le moment, la jeune femme, qui semble bien préparée, bénéficie encore du service d'électricité et l'eau des inondations n'entre pas chez elle. Pour ce qui est des provisions d'eau et de nourriture, elle dit ne pas s'inquiéter. Malgré tout, un sentiment de peur subsiste.

«C'est sûr que ça fait peur, parce que je ne suis pas habituée à ça. Je viens du Canada et je ne suis pas habituée à de telles intempéries, mais je suis quand même en confiance», témoigne celle qui estime que le pire est passé.

«Il faut juste attendre que l'eau redescende.»

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Coincés à La Nouvelle-Orléans

Marie-Ange Saint-Laurent et son conjoint ont quitté Houston avant la tempête pour des vacances en Louisiane. Le couple devait revenir à la maison cette semaine, mais l'aéroport est fermé et il leur est impossible de rentrer chez eux.

Mme Saint-Laurent habite un appartement au 27e étage d'un immeuble en copropriété. «Notre appartement est correct, le seul problème, c'est que le premier étage de l'immeuble est inondé et que les ascenseurs ont cessé de fonctionner. De toute façon, il serait impossible d'accéder à notre immeuble parce que tout est inondé autour», décrit-elle.

Le quartier où réside le couple est entouré de bayous, alors il a vite été inondé. «On aimerait retourner en ville, mais on n'a nulle part où aller. Mon copain est américain, sa famille habite dans un quartier qui s'appelle Sugar Land et qui n'a pas été affecté. On a pensé se rendre chez ses parents, mais il n'y a aucun moyen de se rendre», mentionne-t-elle depuis sa chambre d'hôtel à La Nouvelle-Orléans.

Marie-Ange Saint-Laurent est installée au Texas depuis près de trois ans et elle a déjà vécu deux importantes inondations. Celle-ci représente la troisième. «Chaque fois, ils disent que c'est exceptionnel, que ça arrive aux 100 ans ou aux 500 ans, mais il me semble que ça arrive souvent récemment», observe la Québécoise.

L'ouragan Harvey semble être la pire catastrophe récente dans la région. «Il semble que ce soit la pire jamais vue au Texas. Avoir su que ce serait si pire, peut-être qu'on ne serait pas partis (en vacances)», ajoute Mme Saint-Laurent.

Selon ce qui lui a été rapporté, son appartement serait toujours branché au réseau électrique et d'aqueduc, mais certains de ses amis seraient privés d'électricité et ont vu leur eau potable prendre une teinte brunâtre.

La jeune femme ne sait pas combien de temps elle va devoir demeurer en Louisiane ni ce que les prochains jours réservent à la population de Houston.

«On annonce de la pluie jusqu'à vendredi, mais des gens croient que ça va continuer une autre semaine. Chaque millimètre de pluie qui tombe ajoute des problèmes supplémentaires. On vit au jour le jour et on regarde les bulletins de nouvelles», laisse-t-elle tomber, impuissante.

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