POLITIQUE

Le Canadien Pacifique empêche Montréal d’accéder à ses rails dans le cadre d'un projet pour les passages à niveau

Ça se réglera en arbitrage devant l’Office du transport du Canada!

25/08/2017 15:13 EDT | Actualisé 25/08/2017 19:43 EDT
Getty Images/iStockphoto

Le Canadien Pacifique (CP) empêcherait la Ville de Montréal d'accéder à ses rails dans le cadre d'un projet de passages à niveau sensés désenclaver des quartiers entrecoupés par des voies ferrées. La Ville demande au fédéral d'intervenir.

La Ville souhaite installer cinq passages à niveau traversant les rails du CP. La mesure permettrait aux résidents des secteurs touchés, comme le Mile End, de se déplacer d'un quartier à l'autre plus facilement à pied ou à vélo.

Le CP prône au contraire une réduction du nombre de passages à niveau. L'entreprise préfère des passerelles au-dessus de ses installations, mais la Ville estime que cela coûterait trop cher. Elle est allée en arbitrage devant l'Office du transport du Canada (OTC), qui a réclamé des données additionnelles avant de trancher la question.

Or, la Ville doit mener des études sur l'emprise du CP afin de compléter son dossier. L'entreprise ferroviaire lui refuse toutefois l'accès. La Ville retourne donc devant l'OTC pour que celui-ci ordonne le CP de lui laisser mener ses études.

«Il est temps que le CP ouvre les yeux et reconnaisse la réalité urbaine de Montréal. Il est impensable en 2017 dans une métropole en plein essor et qui mise sur le transport collectif, la marche et le vélo, que le CP continue de faire la sourde oreille», lance le maire Denis Coderre dans un communiqué de presse.

«En arriver à une telle demande auprès de l'OTC illustre l'obstination du CP à reconnaître nos demandes légitimes», ajoute le responsable des transports au sein du comité exécutif, Aref Salem.

Le HuffPost Québec a tenté d'obtenir une entrevue avec un porte-parole du CP. On nous a référé à une publicité diffusée dans le quotidien Le Devoir, où l'entreprise explique qu'elle s'oppose aux passages à niveau pour des raisons de sécurité.