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Cinq mesures adoptées par Ottawa face à l'arrivée massive de demandeurs d'asile

Les douanes, l'hébergement, mais aussi le message envoyé ont dû être adaptés.

24/08/2017 06:06 EDT | Actualisé 24/08/2017 06:06 EDT
Charles Krupa/AP
Des migrants arrivent à Saint-Bernard-de-Lacolle.

Près de 7000 personnes sont entrées au Canada entre les postes frontaliers officiels au cours des six dernières semaines avec, pour la plupart, l'intention de demander le statut de réfugié. Voici cinq mesures adoptées par le gouvernement fédéral en réaction à ce phénomène:

1) Réaménager les effectifs de douaniers, d'agents de l'immigration et d'agents de la Gendarmerie royale du Canada
Chaque personne qui entre au Canada de façon irrégulière est interceptée. Si cette personne manifeste sa volonté de revendiquer le statut de réfugié, elle est soumise à des contrôles de sécurité et à un examen sommaire de sa demande pour déterminer si elle est admissible. Le flux inhabituel de personnes arrivées de cette façon au pays, principalement au Québec, a requis une présence accrue des autorités. À Montréal, par exemple, une équipe qui comptait huit agents d'immigration a été portée à 45 agents. La Commission de l'immigration et du statut de réfugié dédie 20 de ses membres exclusivement à l'étude de demandes d'asile.

2) Fournir un hébergement temporaire
Du Stade olympique de Montréal au campement de Cornwall, les autorités se démènent pour fournir des refuges temporaires aux demandeurs d'asile, car leur admissibilité doit être déterminée avant qu'ils ne puissent circuler librement au pays.

Camp de demandeurs d'asile à Saint-Bernard-de-Lacolle

3) Coordonner les efforts
Un groupe de travail de politiciens fédéraux, québécois et ontariens a été mis sur pied pour superviser la réponse gouvernementale à cette arrivée massive de demandeurs d'asile. Sa tâche consiste à partager des informations sur les besoins des nouveaux arrivants et à déterminer les endroits où déployer plus de ressources puis, éventuellement, à combien s'élèvera la facture — et qui la règlera.

4) Changer le message au pays
En janvier, le premier ministre Justin Trudeau avait réagi sur Twitter au décret migratoire du président américain Donald Trump, affirmant que le Canada continuera à accueillir ceux qui fuient la persécution. Certains évoquent cette publication pour expliquer le flot actuel de demandeurs d'asile. Dans les derniers jours, M. Trudeau et d'autres membres de son cabinet ont durci le ton pour cesser de donner l'impression qu'ils ont «perdu le contrôle» de la frontière.

De récents propos de Justin Trudeau vont dans ce sens:

5) Changer le message à l'étranger
Depuis la semaine dernière, les consulats canadiens aux États-Unis tentent de contrer la propagation d'informations erronées sur l'accueil réservé aux demandeurs d'asile au nord de la frontière. Ottawa a envoyé à Miami le député libéral Emmanuel Dubourg, d'origine haïtienne, pour s'adresser en créole à la diaspora haïtienne.