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Bal érotique de Montréal: Mimi Cherry n'attend plus que vous

23/08/2017 17:03 EDT | Actualisé 23/08/2017 17:26 EDT
Jo Gorsky
Bal érotique de Montréal: Mimi Cherry

«Je vais jouer avec un soumis. Mais si des gens veulent participer et recevoir une fessée ou un petit coup de fouet, je pourrais aussi m'amuser avec eux.» Pour la XIIe édition du Bal érotique de Montréal ce samedi, Mimi Cherry, qui se présente comme «une maîtresse fétichiste à caractère dominatrice», a prévu de réveiller «le côté obscur de votre sensualité».

Carl Theriault

Déjà bien connue sur la scène fétichiste et burlesque, la Montréalaise participe - activement - depuis plus de 10 ans à l'événement organisé par Monde Osé, considéré par beaucoup comme le party le plus sexy en Amérique du Nord. Cette année, Mimi Cherry est l'un des nombreux personnages sulfureux (avec notamment «une veuve insatiablement lubrique» et «une reine sensuelle du vaudou») que l'on pourra croiser dans les couloirs et les «chambres secrètes» du Théâtre St-James transformé, pour le Bal érotique, en manoir de tous les fantasmes.

Jo Gorsky
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Les joies du latex

«J'apporte une touche de fétichisme à l'événement, mais sans tomber dans le hardcore», a indiqué Mimi au HuffPost Québec. «La plupart des gens ont beaucoup de préjugés sur la scène fétichiste. On nous voit comme des gens qui aiment seulement la fessée et les jeux de rôles. On associe souvent la douleur et le sexe au fétichisme. Mais le fétichisme, ça peut aussi être simplement sensuel et sexy, comme quand on porte une robe en latex moulante et luisante.»

Philip Faith

Quand elle a découvert le fétichisme, Mimi a d'abord été attirée par les corsets et le cuir. Puis, elle a découvert le latex. «Cette matière a une odeur particulière qui, pour moi, est encore plus stimulante que l'odeur du cuir. Quand on enfile une tenue en latex, il y a aussi tout un rituel érotisant à respecter que j'aime beaucoup. Il est important d'y aller délicatement et lentement, parce que ça peut facilement se déchirer. Une lubrification au silicone est nécessaire pour un enfilage agréable. Il faut aussi lubrifier l'extérieur du vêtement pour lui donner une allure lustrée. C'est mon étape préférée, surtout quand c'est fait par quelqu'un d'autre.»

Philip Faith

Aujourd'hui, le latex n'est plus forcément l'apanage des fétichistes et autres adeptes de BDSM. Rihanna a encore récemment avoué avoir adoré porter son uniforme d'infirmière en latex dans la dernière superproduction de Luc Besson, Valérian et la Cité des mille planètes. Et ce n'est pas la seule célébrité à s'être convertie à ce type de tenues. «Le latex est connu comme étant un style vestimentaire très populaire auprès de la scène fétichiste. Mais de grandes vedettes comme Beyoncé, Lady Gaga et Madonna ont également contribué à rendre le latex plus mainstream et la mode fétichiste plus accessible», se félicite Mimi Cherry qui a, un temps, collaboré avec la compagnie Montréalaise Polymorphe, spécialisée dans la conception de vêtements en latex.

Robert Matta

Une autre conception de l'équitation

Pour autant, le latex n'est pas le seul dada de Mimi qui avoue avoir un faible pour le «pony play», un jeu de domination équestre auquel elle a été initiée en Jamaïque, lors d'un événement fétichiste dans un resort échangiste. «J'ai été approchée par un homme vêtu d'un accoutrement de cheval. Il portait un mors, des œillères, un harnais, des sabots, une selle, une bride, une queue et du crin de cheval sur la tête. Il a poussé un hennissement et m'a demandé si je voulais monter sur son dos pour faire du trot sur la plage. La promenade n'a duré que quelques minutes, mais ça a été un moment extraordinaire. Depuis ce jour, je suis une adepte du «pony play», et je suis toujours partante pour y jouer.» Avis aux amateurs.

Marisa Parisella

En plus de sa performance au Bal érotique le 26 août, Mimi Cherry se produira le 1er septembre sur la scène du Cabaret Cleo, dans le cadre du Montreal Fetish Week-end.