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Les deux nouveaux astronautes canadiens aspirent à l'orbite autour de la Lune

Joshua Kutryk et Jennifer Sidey voient déjà grand alors qu'ils commencent leur formation.

22/08/2017 19:51 EDT | Actualisé 22/08/2017 19:51 EDT
La Presse canadienne/Sean Kilpatrick

Il s'agit d'un rêve lointain que les deux nouveaux astronautes du Canada espèrent voir se réaliser: aller en orbite autour de la Lune d'ici une dizaine d'années.

En fait, Joshua Kutryk et Jennifer Sidey portent déjà leur regard au-delà de la Station spatiale internationale, alors qu'ils amorcent deux années d'une formation de base intensive.

En entrevue depuis Houston, mardi, M. Kutryk a rappelé que le Canada a des engagements avec ses partenaires internationaux liés à la Station spatiale jusqu'en 2024. L'Albertain de 35 ans a tout de même fait valoir que le plan pour les années subséquentes commence déjà à être défini.

«Nous n'avons pas réglé les détails, mais nous savons qu'il impliquera de nouvelles destinations, probablement la Lune et puis Mars», a dit M. Kutryk, ajoutant s'attendre à ce que le Canada recherche et obtienne un rôle important.

«Je crois que nous vivons dans une ère où nous verrons des humains, incluant des Canadiens, potentiellement retourner à la Lune, et c'est super excitant pour moi d'envisager une telle chose», a affirmé l'astronaute canadien.

M. Kutryk a dit espérer être l'un des heureux élus.

«Cela reste à déterminer, mais je ressens beaucoup d'excitation pour le programme spatial canadien en général», a-t-il fait valoir.

Jennifer Sidey, qui s'entraînera avec son compatriote, a affirmé que se rendre en orbite autour de la Lune — ou dans l'espace cislunaire — figure à son ordre du jour.

«Certainement, je suis intéressée à l'idée de l'espace lointain (et) de vols plus longs, pour repousser nos limites en quelque sorte», a-t-elle affirmé.

«L'espace cislunaire pour nous sera incroyablement important comme passerelle pour mettre des personnes en orbite et éventuellement retourner sur la Lune», a soutenu Mme Sidey.

L'astronaute native de Calgary, âgée de 29 ans, a été appelée à évaluer ses chances d'aller en orbite autour de la Lune dans les prochaines décennies.

Sa réponse a été: «Qui sait, qui sait, mais j'aimerais ça... Qui n'aimerait pas ça, hein?»

Mais d'abord, les deux astronautes porteront leur attention au cours des deux prochaines années sur la maîtrise de divers éléments, incluant les systèmes sur la Station spatiale, le comportement humain, la robotique et la survie. Ils apprendront aussi le russe.

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