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Séisme en Italie: le dernier des enfants piégés est sain et sauf

Plusieurs écroulements et de nombreux édifices endommagés.

21/08/2017 19:24 EDT | Actualisé 22/08/2017 07:43 EDT

Les secouristes italiens ont annoncé mardi avoir réussi à extraire le dernier des trois enfants prisonniers des décombres, 16 heures après le séisme de magnitude 4 qui a fait deux morts lundi soir sur l'île italienne d'Ischia.

Les pompiers, qui avaient extrait dans la nuit le père et Pasquale, 7 mois, sont restés en contact toute la nuit avec Mattias, 7 ans, et Ciro, 11 ans, avant de pouvoir les rejoindre dans la matinée et de les faire sortir l'un après l'autre.

C'est le plus jeune, Matthias, qui a été sorti en premier vers 10H30 (08H30 GMT) de l'amas de débris. En slip et couvert de poussière, il a été déposé sur une civière et conduit, un masque à oxygène sur le visage, vers une ambulance.

Son frère Ciro a été sorti peu après 13H00 (11H GMT). Placé sur une civière, il a été emmené en ambulance vers l'hôpital pour des examens. Selon les journalistes qui l'ont vu passer, il était conscient.

"Ciro aussi est sain et sauf ! Les pompiers n'ont pas cessé leurs efforts pendant des heures pour secourir les trois enfants", ont annoncé les pompiers sur Twitter.

Le père des enfants à expliqué à des journalistes qu'il se trouvait dans la cuisine lorsque l'étage supérieur s'est effondré sur leur appartement. Les enfants étaient dans les chambres et son épouse, enceinte de 5 mois, était dans la salle de bain et a pu sortir par la fenêtre pour donner l'alerte.

"Nous sommes restés en contact avec eux toute la nuit. Il y a eu une interrumption de la communication à cause de leur fatigue. Puis ils se sont remis à parler et cela nous a réconfortés", a expliqué à la presse Luca Cari, porte-parole des pompiers italiens.

L'immeuble où ils se trouvaient dans la commune de Casamicciola, dans le nord de l'île, s'est effondré sous l'effet du séisme qui s'est produit lundi à 20H57 (19H57 GMT), avec un épicentre à quelques kilomètres de profondeur au nord de l'île.

Une femme âgée a été tuée dans la rue par des débris tombés d'une église à Casamicciola, tandis que le corps vraisemblablement sans vie d'une autre a été repéré dans des décombres, ont annoncé les autorités.

Un an après Amatrice

Ce séisme intervient alors que l'Italie se prépare à commémorer jeudi le premier anniversaire de celui qui avait fait 299 morts à Amatrice et dans les communes voisines dans le centre du pays. En octobre 2016 puis en janvier 2017, trois autres séismes avaient encore ravagé la même région.

"Un an après, nous revivons le drame d'un tremblement de terre", a déclaré mardi le Conseil national des géologues italiens, jugeant "franchement hallucinant" qu'un séisme d'aussi faible intensité continue à tuer en Italie.

Dans un entretien au Corriere della Sera, un ancien procureur adjoint de Naples, Aldo De Chiara, a dénoncé le grand nombre de constructions illégales sur l'île, souvent avec des matériaux de piètre qualité.

L'île d'Ischia a souvent été frappée par des séismes, dont le plus grave remonte à juillet 1883. D'une magnitude estimée à 5,8, il avait fait plus de 2 000 morts à Casamicciola, dont la famille du philosophe Benedetto Croce, alors âgé de 17 ans et tiré vivant des décombres.