POLITIQUE

Montréal endosse la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Sous le gouvernement de Stephen Harper, le Canada avait d'abord refusé de signer la déclaration.

21/08/2017 21:39 EDT | Actualisé 22/08/2017 13:09 EDT
Olivier Robichaud

La Ville de Montréal a endossé lundi la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, à quelques jours du 10e anniversaire de l'adoption texte.

«C'est une journée historique pour Montréal. C'est avec beaucoup d'honneur et d'émotion que nous avons adopté cette déclaration pour entamer comme il se doit cette nouvelle phase de l'histoire», a dit le maire de Montréal, Denis Coderre.

La Déclaration sur les droits des peuples autochtones réaffirme que ceux-ci jouissent du droit à l'autodétermination au même titre que les autres nations du monde. Elle incite également les États issus de la colonisation à mettre en place des mesures de réparation pour des actes de dépossession ou d'assimilation forcée, entre autres. Le Canada a été la cible de telles accusations, notamment à cause de la création des réserves et du système de pensionnats autochtones.

Sous le gouvernement de Stephen Harper, le Canada avait d'abord refusé de signer la déclaration. Il s'est finalement ravisé en 2010, tout en émettant des réserves.

Le gouvernement de Justin Trudeau a finalement endossé le texte sans réserve en mai 2016.

En plus d'endosser la déclaration, Montréal a octroyé une subvention de 100 000$ pour un événement soulignant le 10e anniversaire du texte. Des conférences sont prévues au Palais des Congrès les 12 et 13 septembre et une soirée festive aura lieu dans le Vieux-Port le 13 septembre, date de l'adoption du texte.

Ce printemps, la Ville de Montréal a entamé une démarche de réconciliation avec les peuples autochtones. La démarche annoncée conjointement avec l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador est dotée d'un budget de 340 000$.