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Une fourgonnette percute la foule à Barcelone, au moins 13 morts et 100 blessés

La police a indiqué que l'attentat de Barcelone est lié à l'explosion d'un logement qui a fait un mort. 

17/08/2017 11:24 EDT | Actualisé 18/08/2017 07:09 EDT

Attentats en EspagneUn attentat revendiqué par le groupe jihadiste État islamique a fait treize morts et plus de cent blessés de toutes nationalités lorsqu'une camionnette a foncé dans la foule jeudi dans le centre touristique de Barcelone, en Espagne.

Le conducteur de la camionnette a pris la fuite sans un mot après avoir fauché les passants sur la Rambla, l'artère la plus fréquentée par les touristes dans la métropole catalane, au nord-est de l'Espagne.

"Plusieurs témoins ont dit qu'il n'était pas armé", a raconté le porte-parole de la police catalane, Josep Lluis Trapero.

Mais la police a annoncé avoir arrêté deux suspects, un Espagnol et un Marocain, dans deux localités éloignées respectivement de 100 et 200 km de Barcelone.

"Nous pouvons confirmer en ce moment qu'il y a 13 morts et plus d'une centaine de blessés", a déclaré jeudi soir à la presse le responsable de l'Intérieur du gouvernement régional catalan, Joaquim Forn.

Les victimes --morts et blessés-- sont au moins de 18 nationalités différentes, a-t-on appris auprès des services espagnols de protection civile.

"J'ai vu quatre ou cinq personnes à terre et des gens essayaient de les réanimer. Il y avait beaucoup de sang", a raconté à l'AFP Lily Sution, une touriste néerlandaise.

"Il y avait des corps par terre avec les gens qui s'attroupaient autour d'eux. Les gens pleuraient", raconte à l'AFP Xavi Perez, qui vend des magazines sportifs à cent mètres à peine du lieu de l'attaque.

BARCELONE ATTENTAT MORTEL

Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué l'attaque dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE.

"L'opération a été menée en réponse aux appels à cibler les États de la coalition" internationale antijihadistes opérant en Syrie et en Irak, indique le communiqué.

Par l'utilisation d'un véhicule pour tuer des piétons, l'attaque de Barcelone rappelle des attentats imputés ou revendiqués par l'EI à Nice, Berlin ou Londres.

Le porte-parole de la police a annoncé qu'un Marocain, Driss Oukabir, lié à la camionnette, avait été arrêté à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone.

L'autre suspect, né à Melila, une enclave espagnole au Maroc, a été arrêté à 200 km au sud de Barcelone, où l'explosion d'une maison a fait un mort et sept blessés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les enquêteurs font le lien entre cette explosion et l'attentat de jeudi, a annoncé Josep Lluis Trapero. "Nous soupçonnons qu'ils (les occupants) préparaient un engin explosif", a-t-il dit.

La zone de l'attentat a rapidement été fermée par un cordon de sécurité. Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Inglés, pour recevoir les premiers soins pendant que les survivants ont été confinés dans les magasins et les restaurants qui bordent la Rambla.

Des stations de métro et de chemin de fer ont été fermées pendant des heures et n'ont commencé à rouvrir que vers minuit. Aux portes de la ville, des contrôles policiers provoquaient d'importants embouteillages jusque tard dans la nuit.

Attaque terroriste sur La Rambla à Barcelone

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À nouveau solidaires

"Tout à coup, j'ai entendu un bruit de collision et toute la rue s'est mise à courir en criant", a raconté un témoin, Amer Anwar, à la chaîne de télévision Sky News.

Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Ingles, apparemment pour recevoir les premiers soins, a indiqué le correspondant de l'AFP sur place.

Des policiers demandaient aux commerçants à proximité de la collision de laisser entrer les passants et de baisser les rideaux derrière eux.

Les stations de métro et de chemin de fer ont été fermées, ont annoncé sur Twitter les services des urgences de la ville.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a assuré que son pays était "prêt à assister" les autorités espagnoles, tandis que le président du Parlement européen Antonio Tajani leur a offert son "plein soutien".

"Nous sommes à nouveau solidaires et pensons aux victimes et à leurs proches", a écrit sur Twitter Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères, dont le pays a été durement touché par des attentats jihadistes.

L'Espagne, troisième destination touristique au monde, a été pour l'heure épargnée par les attentats du groupe Etat islamique ayant touché d'autres capitales européennes, telles Londres, Paris, Bruxelles, Berlin.

Mais c'est à Madrid qu'avaient eu lieu les attentats islamistes les plus meurtriers jamais commis en Europe: le 11 mars 2004, des bombes avaient explosé dans des trains, faisant 191 morts.

Washington propose son assistance

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a assuré que les Etats-Unis étaient "prêts à assister" les autorités espagnoles après l'attentat qui a frappé jeudi Barcelone.

"Les terroristes à travers le monde doivent savoir que les Etats-Unis et leurs alliés sont déterminés à les trouver et les traduire en justice", a-t-il dit lors d'une conférence de presse avec son homologue japonais Taro Kono et les ministres de la Défense des deux pays.