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Vin/France : vendanges précoces et production limitée pour le millésime 2017

En raison d'une combinaison de facteurs climatiques

16/08/2017 11:29 EDT | Actualisé 16/08/2017 11:33 EDT

Les vendanges auront en moyenne deux semaines d'avance en France en raison d'une combinaison de facteurs climatiques et si la qualité sera au rendez-vous, la quantité est attendue en forte baisse notamment en raison du gel, ce qui inquiète les professionnels.

"Les vendanges seront excessivement précoces dans tous les bassins de production, on aura à peu près partout 15 jours d'avance, même en Champagne", a déclaré à l'AFP Jérôme Despey, président du conseil spécialisé Vins de FranceAgriMer et secrétaire général de la FNSEA, le principal syndicat agricole français.

Alors que dans les Pyrénées-Orientales (sud du pays), la récolte a commencé fin juillet avec quinze jours d'avance, les vendanges débutent mercredi à Ramatuelle dans le Var et en fin de semaine dans le Gard et le Vaucluse, trois départements du sud-est, une avance "inhabituelle", selon les professionnels de la région.

L'inquiétant reste cependant pour Jérôme Despey qu'il a "entre 20 et 30% de moins de récolte par rapport à l'année dernière" sur sa propre exploitation "et tout semble confirmer que nous allons faire les plus petites récoltes enregistrées depuis le début du siècle".

Des vins pour vous gâter un peu

Ce phénomène est dû selon lui à une combinaison de facteurs : la chaleur précoce au printemps, à laquelle s'est ajouté le gel qui a eu une ampleur importante dans le sud-ouest en remontant sur la Loire et la façade est de la France, et un temps sec pendant l'été dans le sud qui a accéléré la maturité.

"Par contre, qualitativement, il n'y a pas de souci car il n'y a pas une maladie. On devrait avoir un millésime exceptionnel", assure-t-il.

Il reste cependant "inquiet devant la situation difficile que vont connaître les producteurs avec 30% voire 80% de pertes pour ceux dont la production a été gelée. Il va y avoir des pertes de chiffres d'affaires à l'hectare conséquentes et même si le prix du vin doit augmenter, cela ne compensera pas la perte de production".

Le syndicaliste en appelle donc au ministre français de l'Agriculture, Stéphane Travert, "pour que des mesures de trésorerie (...) puissent être mises en place" afin qu'"on puisse accompagner certains qui pourraient être impactés par cette baisse potentielle de production, je pense notamment aux plus jeunes".

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