POLITIQUE

ALÉNA: une brèche à prévoir dans la gestion de l'offre, prédit Jean Charest

Les pourparlers se mettaient officiellement en branle du côté de Washington.

16/08/2017 15:47 EDT | Actualisé 16/08/2017 15:51 EDT
Aaron Bernstein / Reuters

OTTAWA — Le Canada ne pourra probablement faire autrement que d'ouvrir une brèche dans le système de gestion de l'offre en renégociant l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), d'après l'ancien premier ministre du Québec Jean Charest.

C'est ce qu'il a prédit, mercredi, alors que les pourparlers se mettaient officiellement en branle du côté de Washington, faisant remarquer qu'Ottawa a dû céder du terrain sur la gestion de l'offre tant dans l'accord entre le Canada et l'Union européenne que dans le Partenariat transpacifique.

L'ancien premier ministre québécois croit par ailleurs que le mécanisme de règlement des différends peut être sauvé, avec des «améliorations», et que la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a eu raison de ne pas menacer de quitter la table si Washington exigeait son retrait.

Mais s'il y a une chose qui paraît un brin irréaliste aux yeux de M. Charest, c'est l'objectif d'en venir à une entente dans les premiers mois de 2018. On a raison de vouloir appuyer sur l'accélérateur, a-t-il souligné, mais il serait «étonnant» qu'un traité aussi complexe puisse être renégocié aussi vite.

Il a dit ne pas avoir été surpris d'entendre le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, prévenir mercredi en accueillant ses homologues canadien et mexicain que la Maison-Blanche souhaitait des changements majeurs et non de simples ajustements au traité.

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