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James Alex Field : l'homme accusé d'avoir foncé dans une foule en Virginie reste en prison

Il aurait rentré dans la foule avec une voiture samedi à Charlottesville

14/08/2017 16:37 EDT | Actualisé 14/08/2017 16:37 EDT

CHARLOTTESVILLE, Virginie — Un homme accusé d'avoir foncé dans une foule de contre-manifestants à un rassemblement suprémaciste en Virginie s'est vu refuser la libération sous caution, lundi, après que le bureau du défenseur public eut annoncé qu'il ne pouvait le représenter, forçant le juge à trouver un avocat de la région pour le suspect.

James Alex Fields fils n'était pas présent dans la salle de cour, mais il a comparu par visioconférence, vêtu d'un uniforme rayé noir et blanc.

Le jeune homme de 20 ans était assis et disait des phrases courtes au juge. Il a notamment répondu: «Non, monsieur» lorsque le magistrat lui a demandé s'il avait des liens avec la communauté de Charlottesville, où a eu lieu le rassemblement.

James Alex Fields, qui est notamment accusé de meurtre non prémédité, retournera en cour le 25 août.

Le bureau du défenseur public a informé le juge Robert Downer qu'il ne pouvait représenter l'accusé parce qu'un proche de l'un de ses employés avait été blessé lors de la manifestation de samedi. Le juge a nommé l'avocat Charles Weber pour représenter l'individu.

James Alex Fields fils est accusé relativement au décès de Heather Heyer, âgée de 32 ans, qui a perdu la vie après qu'une voiture eut percuté à pleine vitesse des contre-manifestants qui protestaient contre le rassemblement suprémaciste. James Alex Fields a été arrêté peu après.

L'individu était fasciné par le nazisme, idolâtrait Adolf Hitler et avait été qualifié de «profond radical» par son école secondaire du Kentucky.

Violences à Charlottesville

Keegan McGrath, âgé de 18 ans, dit avoir été le colocataire de l'homme lors d'un voyage scolaire en Europe en 2015 et se souvient que James Alex Fields parlait de l'Allemagne comme de la «mère patrie» et n'avait aucun intérêt pour la France.

«Il expliquait que les Français étaient inférieurs à nous», a-t-il confié à l'Associated Press.

Selon M. McGrath, Fields était un «gars normal» la plupart du temps, mais il lui arrivait de faire de l'humour noir, notamment sur l'Holocauste.

«Il avait des amis, il y avait des gens qui lui parlaient, ce n'était pas comme s'il était un paria», a-t-il indiqué.