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Calomnie ou agression? Taylor Swift poursuit son procès qui l'oppose à un DJ

Elle l'accuse de lui avoir attrapé les fesses.

08/08/2017 17:40 EDT | Actualisé 08/08/2017 17:41 EDT
Danny Moloshok / Reuters

Calomnie ayant mené à un licenciement abusif ou agression sexuelle? La pop-star américaine Taylor Swift se trouvait mardi dans un tribunal de Denver pour assister au procès civil qui l'oppose à un DJ qu'elle accuse de lui avoir attrapé les fesses.

En costume sombre sur une chemise bleutée, la chanteuse de 27 ans et sa mère Andrea Swift -- conduites dans la salle d'audience par une entrée dérobée -- ont assisté au tribunal fédéral de Denver (ouest des États-Unis), à la sélection des huit jurés, aux remarques liminaires puis au témoignage à la barre de l'animateur David Mueller.

Ce dernier a retracé sa carrière à la radio puis sa brève rencontre avec la chanteuse le 2 juin 2013, lorsqu'elle avait 23 ans.

Il s'était rendu à cette rencontre avec l'icône blonde à l'invitation du directeur de la radio où il travaillait, Eddie Haskell. M. Mueller a admis avoir touché Taylor Swift pendant que lui et sa petite-amie Shannon Melcher posaient avec elle.

"J'avais ma main étendue, paume baissée. Ma main est entrée en contact avec son corps", a-t-il relaté. "J'ai pensé que c'était sa cage thoracique", a-t-il ajouté, excluant catégoriquement avoir pu toucher son postérieur.

Peu après avoir quitté le stand de photos du Pepsi Center où Taylor Swift s'apprêtait à donner un concert, les agents de sécurité de la chanteuse l'ont interpelé à propos de l'incident et l'ont fait sortir avec sa petite-amie de la salle de spectacle.

D'après lui, c'est son patron Eddie Haskell qui aurait attrapé les fesses de la chanteuse en posant avec elle -- il s'en serait vanté auprès de lui --, déclarant qu'elle devait porter des shorts de cycliste sous sa tenue de scène.

L'ex-adolescente vedette, qui s'est fait connaître en devenant une prodige de la musique country, a poursuivi l'animateur radio en octobre 2015 pour agression sexuelle.

Limogé

M. Mueller avait été le premier à lancer les hostilités en portant plainte contre l'artiste un mois plus tôt : il affirmait que son manager avait appelé les dirigeants de la radio Kygo au lendemain de l'incident, et avait demandé à ce qu'il soit sanctionné.

Le DJ a été limogé dès le 4 juin. Il demande 3 millions de dollars pour perte de revenus et dommages et intérêts.

Dans ses remarques liminaires, Gabriel MacFarland, qui représente David Mueller, a décrit l'incident comme reposant sur des allégations vagues, un "elle dit — il dit".

Ce à quoi l'avocat de la chanteuse, Doug Baldridge, a répliqué : "Ce n'était pas seulement un geste déplacé. C'était une agression".

D'après M. Baldridge, quatre des sept membres de l'équipe de la chanteuse présents dans la pièce où la fameuse séance photo a eu lieu ont su immédiatement que quelque chose d'anormal s'était produit.

M. Mueller, qui avait 51 ans à l'époque des faits, a changé son récit sept fois alors que "ce camp-ci n'a jamais modifié sa version", a encore insisté l'avocat.

Il a aussi affirmé que l'animateur radio avait détruit cinq ordinateurs et téléphones portables qui auraient pu contenir des enregistrements de son entretien avec ses patrons de Kygo, qui s'est soldé par son licenciement, et que cette discussion aurait pu inclure des références à d'autres doléances de ses employeurs.

Les autorités avaient craint que le procès n'attire des hordes de fans mais seule une poignée d'aficionados de la star étaient présents dans la salle d'audience.

"Je suis une énorme fan de Taylor Swift. C'est un énorme événement et je suis très excitée d'y prendre part", a déclaré à l'AFP Jacquelyn Evans, 32 ans.

L'un des éléments clé du procès devrait être l'examen par le jury d'une photo publiée par le site d'informations sur les célébrités TMZ, placée sous scellé depuis : on y voit la musicienne poser entre M. Mueller et Shannon Melcher. La main du DJ est au niveau du postérieur de la pop-star, sans qu'il soit absolument évident qu'elle le touche.

L'auteure de tubes comme "Shake it off" ou "Bad Blood" ne demande qu'un dollar symbolique et affirme qu'un verdict en sa faveur servira d'exemple aux autres femmes qui pourraient craindre d'aller en justice pour de similaires agressions.

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