NOUVELLES

Le résultat du vote a été trafiqué au Venezuela

Le vote portait sur la formation d'une assemblée constituante qui aura comme mission de réécrire la Constitution du Venezuela.

02/08/2017 10:00 EDT | Actualisé 02/08/2017 10:26 EDT

Le patron de la compagnie Smartmatic, qui a fourni l'encadrement électronique du vote au Venezuela, affirme que le résultat du scrutin de dimanche a été trafiqué.

Le vote portait sur la formation d'une assemblée constituante qui aura comme mission de réécrire la Constitution du pays.

Antonio Mugica a déclaré aux journalistes, mercredi à Londres, qu'il y a un écart d'un million de votes entre la participation annoncée par le régime de Nicolas Maduro et celle comptabilisée par ses systèmes.

M. Mugica a dit que "c'est donc avec le plus grand regret que nous devons rapporter que le taux de participation du dimanche 30 juillet, pour l'assemblée constituante au Venezuela, a été trafiqué".

Le gouvernement Maduro a annoncé tard dimanche que plus de huit millions de Vénézuéliens s'étaient rendus aux urnes afin de choisir une assemblée constituante dont les pouvoirs seront pratiquement illimités. Ce chiffre a toutefois rapidement été mis en doute par au moins un sondage des votants, qui portait à croire que la participation réelle était deux fois moindre.

La nouvelle assemblée devrait être assermentée jeudi et l'opposition vénézuélienne, qui a boycotté le vote, a demandé à la population de descendre dans la rue. M. Maduro a promis d'utiliser l'assemblée pour écraser ses adversaires, et deux des principaux leaders de l'opposition ont été arrêtés et incarcérés plus tôt cette semaine.

Smartmatic est une entreprise vénézuélienne qui fournissait les machines électroniques à voter utilisées par le gouvernement de feu le président Hugo Chavez.

La compagnie offre les mêmes services à travers le monde depuis quelques années, tout en continuant à appuyer les élections au Venezuela.

LIRE AUSSI:
» Deux chefs de l'opposition arrêtés au Venezuela
» Maduro crie victoire, l'opposition appelle à manifester
» Venezuela: dix morts et des scènes de «guerre»