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Une députée du parti de Macron agressée par un homme hostile au gouvernement

Elle a été frappée par un homme en fin de matinée.

30/07/2017 12:44 EDT | Actualisé 30/07/2017 12:45 EDT
Laurianne Rossi / Facebook

Une députée du parti du président français Emmanuel Macron a été agressée par un homme hostile à la politique du gouvernement dimanche matin sur un marché en banlieue parisienne, provoquant des réactions indignées.

Laurianne Rossi, élue en juin du parti présidentiel la République en Marche, distribuait des tracts sur le marché de Bagneux, à 9 km au sud de Paris, lorsqu'elle a été frappée par un homme en fin de matinée.

"Cet homme était clairement hostile à la politique du gouvernement et de la majorité, ses propos étaient véhéments mais il n'était pas forcément agressif de prime abord", a raconté la députée âgée de 33 ans à l'AFP.

"J'ai commencé à lui répondre, mais je n'ai pas eu le temps de finir. Il m'a asséné un violent coup de poing dans la tempe droite et a pris la fuite", a-t-elle ajouté.

Son agresseur a parcouru une vingtaine de mètres selon elle, avant d'être rattrapé par des militants et des commerçants, qui l'ont maîtrisé.

"L'auteur a été interpellé quasiment immédiatement. A ce stade, il est en garde à vue", a confirmé une source proche de l'enquête. Mme Rossi a déposé plainte.

La députée s'est dite "sonnée, un peu choquée". "Aucun désaccord politique ne peut justifier la violence, qui plus est contre les élus de la République et les femmes", a-t-elle réagi sur Twitter.

Emmanuel Macron a présenté sur ce même réseau social "tout (son) soutien à @lauriannerossi, agressée parce qu'elle défendait ses convictions. Respecter les élus, c'est respecter la République".

La présidente de droite de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a adressé ses "pensées chaleureuses" à la députée, déclarant: "deuxième femme politique brutalisée, trop c'est trop!".

Pendant la campagne des législatives en juin, l'ex-ministre de droite Nathalie Kosciusko-Morizet avait déjà été bousculée sur un marché, à Paris. Son agresseur, le maire d'une petite commune, avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 1.500 euros d'amende.

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