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Tir nord-coréen: les États-Unis et la Corée du Sud mènent un exercice militaire

La France souhaite aussi qu'on adopte des sanctions rapides à l'ONU.

28/07/2017 16:10 EDT | Actualisé 28/07/2017 18:01 EDT

Les États-Unis et la Corée du Sud mènent un exercice militaire en utilisant des missiles sol-sol quelques heures après le tir par la Corée du Nord d'un missile balistique intercontinental (ICBM), a indiqué vendredi soir un responsable de la défense américaine.

"Nous menons un exercice en tirant des munitions réelles en réaction au lancement de missile par la Corée du Nord", a déclaré à l'AFP cette source, sous couvert d'anonymat.

Les chefs militaires américains et sud-coréens ont plus tôt aujourd'hui discuté d'"options de réaction militaire" après le tir d'un missile balistique intercontinental par la Corée du Nord, a indiqué vendredi le Pentagone.

Le général Joe, chef d'état-major inter-armées, et l'amiral Harry Harris, chef du commandement Pacifique de la marine américaine, se sont entretenus avec le chef d'état-major inter-armées sud-coréen, le général Lee Sun Jin.

"Au cours de cet appel, Dunford et Harris ont exprimé l'engagement irrévocable envers l'alliance américano-sud-coréenne", a indiqué le commandant Greg Hicks, porte-parole du général Joe Dunford, dans un communiqué.

Il a précisé que les trois responsables avaient aussi évoqué des "options de réaction militaire".

Le Pentagone prépare depuis longtemps l'éventualité d'un conflit avec la Corée du Nord, mais le langage tranchant de ce communiqué marque une évolution par rapport aux précédentes réactions publiques ayant suivi des essais de missiles.

Auparavant, il s'agissait de critiquer les tirs mais sans mentionner d'options militaires de représailles.

Le ministre de la Défense Jim Mattis, actuellement en vacances, avait qualifié le premier test de missile balistique intercontinental (ICBM) le 4 juillet par Pyongyang de "provocation", tout en insistant sur le fait que les États-Unis cherchaient toujours à parvenir à une solution diplomatique.

Le porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, a déclaré vendredi : "Nous restons prêts à nous défendre nous et nos alliés de toute attaque ou provocation".

La France appelle à "l'adoption rapide" de sanctions à l'ONU

La France a appelé vendredi soir à "l'adoption rapide de sanctions additionnelles et fortes" par le Conseil de sécurité de l'ONU après la détection d'un nouveau tir de missile balistique par la Corée du Nord.

"Ce tir, comme celui auquel la Corée du Nord a procédé le 4 juillet dernier, montre la détermination du régime nord-coréen à mettre toute la communauté internationale à portée de ses missiles", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

"La poursuite du programme balistique et nucléaire nord-coréen constitue une menace croissante et inacceptable pour tous", a ajouté Agnès Romatet-Espagne.

La France appelle donc à de nouvelles sanctions de l'ONU ainsi qu'à des "mesures autonomes ambitieuses" de l'Union européenne.

"Seule une pression diplomatique maximale est susceptible de ramener la Corée du Nord à la table des négociations" et d'éviter qu'elle "ne dispose d'un arsenal nucléaire opérationnel et vectorisé", a martelé la porte-parole.

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