POLITIQUE

Anticosti: les négociations avec Petrolia se poursuivent

Le gouvernement interdit désormais l'exploration et l'exploitation pétrolière

28/07/2017 11:01 EDT | Actualisé 28/07/2017 11:04 EDT
AOL - Olivier Robichaud

Le gouvernement du Québec poursuit ses négociations avec l'entreprise Petrolia, principal acteur souhaitant exploiter les hydrocarbures sur l'île d'Anticosti. Une entente avec trois autres entreprises a été annoncée vendredi pour mettre fin à l'exploration pétrolière.

L'entente prévoit des indemnités totalisant 41 M$ pour les entreprises Junex, Corridor Resources et Saint-Aubin E&P afin de compenser la perte des permis d'exploration et d'autres sommes investies dans Anticosti. Petrolia réclamait 200 M$ pour l'ensemble des partenaires.

«Il y a des gens qui ont eu des investissements directs, il faut aussi évaluer la valeur des permis. Ce sont souvent des questions qui sont difficiles à juger, mais j'ai bon espoir d'arriver à une nouvelle entente», explique le ministre des Ressources naturelles Pierre Arcand.

M. Arcand n'a pas précisé combien pourrait coûter une entente avec Petrolia, disant qu'il ne souhaitait pas négocier sur la place publique.

«On ne pouvait pas à la fois exploiter les hydrocarbures et en même temps faire une demande à l'UNESCO pour qu'Anticosti fasse partie du patrimoine mondial», souligne le ministre.

Le Parti québécois avait donné son accord à l'exploitation pétrolière sur l'île d'Anticosti pendant son bref passage au pouvoir entre 2012 et 2014. Le premier ministre Philippe Couillard a dit dès décembre 2015 qu'il préférait qu'il n'y ait pas d'exploitation sur l'île. En janvier, le gouvernement a donné son appui à la municipalité de L'île-d'Anticosti pour que le site soit inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le gouvernement a mis fin à tout espoir d'exploration ou d'exploitation avec l'arrêté ministériel annoncé ce matin.

Voir aussi:

Photos de l’île d'Anticosti (tirées du documentaire de Dominic Champagne)