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Les Canadiens moins nombreux à abandonner la télé conventionnelle en 2016

Mais les revenus sont en baisse

27/07/2017 16:12 EDT | Actualisé 27/07/2017 16:12 EDT
andresr via Getty Images

GATINEAU — Les Canadiens continuent à délaisser la télévision conventionnelle au profit de la télé par internet, mais cette tendance semble ralentir quelque peu après trois ans de croissance accélérée, note le CRTC.

Dans un rapport publié jeudi, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) estime que les fournisseurs de télévision par protocole internet ont attiré 300 000 nouveaux abonnés en 2016, une hausse de 13,8 pour cent par rapport à 2015.

Mais cette hausse est beaucoup moins importante que celle de 21,3 pour cent enregistrée l'année précédente, souligne le CRTC. Environ 2,5 millions de Canadiens ont dorénavant «coupé le cordon» du câble ou du satellite, et se branchent désormais sur ces types de service télé par internet comme Netflix ou le Club Illico.

A contrario, les fournisseurs de services de télévision conventionnels, par câble ou satellite, ont enregistré une baisse de revenus de 2,1 pour cent en 2016, comparativement à 0,1 pour cent l'année précédente. Il y a cinq ans, ces fournisseurs détenaient près de 30 pour cent des parts de revenu du marché; aujourd'hui, ils en détiennent moins de 25 pour cent. Leur nombre total d'abonnés a diminué de 1,1 pour cent en 2016, une baisse toutefois inférieure à celle de 1,4 pour cent enregistrée en 2015.

Quoi regarder à la télévision québécoise en 2016?

Le CRTC indique d'ailleurs que les revenus des stations de télévision et de radio conventionnelles ont continué à baisser en 2016, suivant en cela la baisse des revenus de publicité.

Les revenus totaux des stations de télévision ont ainsi chuté de 4,5 pour cent en 2016. Et pour la première fois depuis 2013, les dépenses en émissions canadiennes ont aussi été en baisse — de 3,4 pour cent.

Les quelque 700 stations de radio commerciales du pays ont elles aussi enregistré une baisse, de 3,2 pour cent, de leurs revenus en 2016, qui passent sous des seuils jamais vus depuis 2010. Par contre, les stations de langue française ont déclaré une légère augmentation de 1,1 pour cent de leurs revenus, comparativement à des baisses de 4,2 pour cent dans les stations de langue anglaise.