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L'humain serait en partie constitué de matière intergalactique

Selon une étude

26/07/2017 22:47 EDT | Actualisé 26/07/2017 22:51 EDT

Jusqu'à la moitié de la matière de la Voie lactée proviendrait de galaxies lointaines, selon une étude publiée jeudi par le Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, qui conclut que chacun de nous pourrait être en partie constitué de matériaux extragalactiques.

"Jusqu'à la moitié des atomes qui nous entourent - dans le système solaire, sur la Terre et en chacun de nous - ne vient pas de notre propre galaxie mais d'autres galaxies", déclare Claude-André Faucher-Giguère, du Weinberg College of Arts and Sciences et coauteur de l'étude.

A partir de simulations informatiques 3D, des chercheurs ont démontré que les supernovas, les étoiles en fin de vie, en explosant éjectent de très grandes quantités de gaz, un phénomène capable de propulser des atomes d'une galaxie à l'autre.

"Il est probable qu'une grande partie de la matière de la Voie lactée logeait dans d'autres galaxies avant d'être expulsée par un vent puissant", explique dans un communiqué Daniel Anglés-Alcázar de l'université Northwestern aux Etats-Unis et coauteur de l'étude.

Ce transfert de masse par les vents galactiques, qui a du prendre plusieurs milliards d'années, pourrait être à l'origine de 50% de la matière des grandes galaxies selon l'étude.

"Cette étude modifie notre compréhension de la formation des galaxies après le Big Bang", déclare Claude-André Faucher-Giguère, qui considère que "nos origines sont beaucoup moins locales que ce que l'on pensait auparavant".

Selon la théorie communément admise, après le Big Bang, il y a 14 milliards d'années, l'univers était rempli d'un gaz uniforme composé d'éléments légers comme l'hydrogène et l'hélium. Des centaines de millions d'années après, ce gaz primordial s'est condensé pour former les étoiles et les galaxies.

"Comme une partie de la matière avec laquelle nous avons été formés peut provenir d'autres galaxies, nous pourrions nous considérer comme des voyageurs spatiaux ou des immigrants extragalactiques", déclare Daniel Anglés-Alcázar.