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Petronas met fin à un projet controversé de gaz liquéfié au Canada

Une victoire pour les écologistes et les autochtones, qui avaient critiqué le projet.

25/07/2017 18:29 EDT | Actualisé 25/07/2017 18:29 EDT
Fabian Bimmer / Reuters

Le pétrolier malaisien Petronas a annoncé mardi l'abandon de son projet géant de construction de deux terminaux pour exporter du gaz liquéfié à partir de la côte ouest du Canada, un projet décrié et longtemps combattu par les écologistes et les autochtones.

Le projet de construction d'un gazoduc et de deux terminaux de gaz liquéfié sur une île au nord de la province de la Colombie-Britannique, une zone privilégiée pour l'habitat du saumon et proche d'une immense réserve naturelle, avait été approuvée par le gouvernement canadien en septembre dernier après des mois de controverses.

Petronas et ses partenaires dans la coentreprise North Montney ont décidé de ne pas aller plus avant avec un projet dont la rentabilité serait compromise par la chute des prix de l'énergie depuis trois ans.

"Nous sommes déçus que l'environnement très difficile en raison des prix durablement déprimés et des changements sur le marché de l'énergie nous poussent à cette décision" d'abandonner le projet Pacific Northwest LNG, a indiqué son PDG Anuar Taib, dans un communiqué.

Le projet Pacific Northwest LNG portait sur la construction sur l'île de Lelu, près de Prince Rupert (1.200 km au nord de Vancouver), de deux terminaux de liquéfaction de gaz, d'une capacité de 6 millions de tonnes par an chacun.

Pour alimenter ces terminaux, l'opérateur d'oléoducs TransCanada devait construire une conduite sur 900 km, depuis Hudson's Hope (400 km au nord de Prince George) et l'île de Lelu.

Le projet dans son ensemble avait été évalué à 36 milliards de dollars canadiens (24 mds d'euros), dont près de la moitié pour les deux terminaux gaziers, et le feu vert du gouvernement de Justin Trudeau avait déclenché la colère des écologistes et des Premières nations dont des réserves étaient touchées par ces terminaux et l'oléoduc.

Les producteurs canadiens comptaient sur ce débouché et le premier ministre Justin Trudeau avait justifié sa décision par la nécessité de mener de front la croissance économique et la politique de l'environnement.

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